Le patron de la F1 veut des femmes, et des pilotes de pays différents

Le patron de la F1 veut des femmes, et des pilotes de pays différents©Media365
A lire aussi

Aurélie SACCHELLI, publié le mercredi 07 novembre 2018 à 18h18

En marge de l'annonce de la tenue d'un Grand Prix de Formule 1 à Hanoi au Vietnam à partir de 2020, le grand patron de la F1, Chase Carey, a confié à l'AFP qu'il aimerait voir à l'avenir plus de femmes, et plus de pilotes venant de pays différents.

Sur les vingt pilotes présents dans les paddocks de la Formule 1 en 2018, seize sont Européens, et tous sont des hommes. Mais le patron de la F1 aimerait que les choses changent dans le futur. L'Américain Chase Carey (54 ans), président de Formula One Group, l'a confié à l'AFP ce mercredi, en marge de l'annonce de la tenue d'un Grand Prix de Formule 1 à Hanoi au Vietnam à partir de 2020. « Nous voulons donner des opportunités aux pilotes de différents pays du monde. On adorerait avoir un pilote chinois, un pilote américain, une femme pilote, un pilote vietnamien..., qui fassent partie de notre futur. » Actuellement, seuls Daniel Ricciardo (Australie), Sergio Perez (Mexique), Lance Stroll (Canada) et Brendon Hartley (Nouvelle-Zélande) ne sont pas originaires du Vieux Continent, et seule l'écurie Haas (Etats-Unis) est non-européenne (Force India est passé sous pavillon britannique en août dernier, sous le nom de Racing Point Force India F1 Team).

Bientôt une sixième femme en F1 ?


Il n'y a jamais eu de pilote chinois ni vietnamien dans toute l'histoire de la F1. Le dernier pilote américain, Alexander Rossi (5 Grands Prix avec Marussia en 2015) n'a pas marqué les esprits, et il faut remonter à 1978 (Mario Andretti) et 1961 (Phil Hill) pour voir un Américain champion du monde. Quant aux femmes, elles n'ont été que cinq à prendre le départ d'un Grand Prix de F1 : les Italiennes Maria Teresa de Filippis (1958-59), Lella Lombardi (1974-76) et Giovanna Amati (1992), la Britannique Divina Galica (1976 et 1978) et la Sud-Africaine Desiré Wilson (1980). Autant dire que si les paroles du patron de la F1 deviennent des actes, ce sera une véritable révolution dans les paddocks !

Vos réactions doivent respecter nos CGU.