Haas : La fête est finie pour Magnussen et Grosjean

Haas : La fête est finie pour Magnussen et Grosjean©Panoramic, Media365
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Mathieu WARNIER, publié le jeudi 01 août 2019 à 18h41

Alors que les dernières courses ont vu les deux pilotes Haas s'accrocher, tant Kevin Magnussen que Romain Grosjean ont convenu que des règles ont été mises en place pour éviter au maximum ces incidents.

Après la collision de Silverstone qui a coûté cher, Hockenheim a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. En fin de course lors du Grand Prix d'Allemagne, Kevin Magnussen et Romain Grosjean se sont encore accrochés, sans que cela ne nuise aux résultats de l'écurie américaine. A l'issue de la course, le directeur de l'équipe Haas Günther Steiner n'avait pas caché sa colère envers ses deux pilotes et laissé entendre que des règles d'engagement allaient être mises en place à compter du Grand Prix de Hongrie, disputé ce week-end sur le Hungaroring. « J'essaye d'éviter de dire quoi que ce soit car ce n'est pas ainsi que nous voulons agir mais, à un moment, il le faut, avait confié l'Italien à l'issue du Grand Prix d'Allemagne. Être ferme avec eux, leur dire quoi faire et se laisser de l'espace quand ils sont proches sur la piste, c'est la seule solution viable. » Tous deux présents ce jeudi lors de la conférence de presse officielle de la FIA, et séparé par Daniil Kvyat sur scène, le Danois et le Français ont confirmé que la donne avait changé.


Magnussen et Grosjean ont enterré la hache de guerre

Face à la presse, les deux pilotes Haas ont tenté de calmer les esprits face à des événements qui, aux yeux de Kevin Magnussen, ont pris une proportion exagérée. L'ancien pilote McLaren a même confié avoir une bonne relation avec son coéquipier. « Si on met de côté les incidents qui ont pu avoir lieu en piste, j'ai l'impression que nous avons une assez bonne relation de travail. Romain est une personne sympathique et, en fait, on passe du bon temps quand nous travaillons donc tout cela a pris des proportions exagérées, a déclaré le Danois lors de cette conférence de presse. De plus, nous sommes conscients que vous (les journalistes, ndlr) adorez qu'il y ait un peu de conflit ou autre chose du même acabit mais ce n'est pas aussi mauvais que ça en a l'air. » Romain Grosjean, pour sa part, a confirmé que, hors du cockpit, l'ambiance est saine avec Kevin Magnussen. « Notre relation est bonne. Quand vous êtes à 300km/h, il est évident que vous n'allez pas faire dans la politesse, dire qu'il était dans l'erreur et que j'avais raison et demander qu'il me rende la position, assure le Français. Dans de telles situations, vous dites plutôt : 'Dégage, rend-moi ma position'. A moins que vous souhaitiez que nous devenions ennuyants ou que vous enleviez le micro du casque, c'est quelque chose qui, je le pense, continuera d'arriver. »


Les pilotes Haas se plient aux décisions de l'écurie

Si la relation de travail entre les deux pilotes est, d'après eux, bonne, cela n'a pas convaincu Günther Steiner et Gene Haas de leur laisser une pleine et entière liberté en piste. Les dirigeants de l'écurie américaine ont clairement décidé de serrer la bride pour éviter autant que possible que leurs deux pilotes ne se jettent à corps perdu dans une lutte fratricide. « Nous sommes là pour obtenir le meilleur résultat possible pour l'écurie et si c'est la solution, à court-terme, alors pourquoi pas ? Comme je l'ai déjà dit, nous ne sommes pas là pour nous battre pour la première et la deuxième place du championnat, je n'en ai rien à faire de terminer 14eme ou 16eme, a confié l'ancien pilote Renault. A l'heure actuelle, nous n'avons pas une voiture suffisamment rapide et nous devons nous concentrer sur l'idée d'avoir une monoplace qui fonctionne bien. » Pour sa part, Kevin Magnussen a plaidé pour le fait de se plier aux desiderata de l'écurie, quitte à ce que les deux pilotes s'évitent en piste. « En fin de compte, ce que nous pensons n'a pas la moindre espèce d'importance. Nous devons simplement respecter ce qui nous est dit et demandé par l'écurie. Je peux comprendre leur point de vue. Nous avons connu un moment difficile à Silverstone et il est évident qu'ils ne veulent pas revivre ça. Nous devons l'accepter et faire au mieux pour l'écurie, comme Romain a pu le dire. » Sur le tourniquet du Hungaroring, cette bonne volonté affichée pourrait être mise à rude épreuve mais une reprise en main était nécessaire pour éviter que la situation ne dégénère plus avant.

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