GP de Monaco : Au prix d'une défense de tous les instants, Hamilton s'impose en Principauté

GP de Monaco : Au prix d'une défense de tous les instants, Hamilton s'impose en Principauté©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, publié le dimanche 26 mai 2019 à 17h01

Dans une course intense mais pauvre en dépassements, Lewis Hamilton a su retenir Max Verstappen pour s'imposer dans le Grand Prix de Monaco. Pénalisé, le Néerlandais laisse Sebastian Vettel et Valtteri Bottas monter sur le podium.



Pour s'imposer dans le Grand Prix de Monaco et creuser l'écart au classement du championnat, Lewis Hamilton en a bavé ! S'il a su conserver le trio Valtteri Bottas-Max Verstappen-Sebastian Vettel derrière lui au départ, l'intervention de la voiture de sécurité au 10eme tour à la suite de la crevaison de Charles Leclerc a changé la donné pour le quintuple champion du monde. Alors que le quatuor de tête s'est précipité dans les stands pour faire le seul changement de pneus attendu au cours des 78 tours à boucler dans la Principauté, le pilote Mercedes a chaussé les gommes medium quand Sebastian Vettel et Max Verstappen ont opté pour les gommes dures afin de s'assurer de faire les 68 tours restants sans problème d'usure. Un passage par les stands qui aura fait deux « victimes » car, dans la précipitation, le stand Red Bull Racing a relâché le Néerlandais de manière un peu trop cavalière devant le nez de la Mercedes de Valtteri Bottas, occasionnant un léger accrochage entre les deux pilotes et un deuxième arrêt pour le Finlandais un tour après en raison d'une crevaison et d'une jante endommagée.

Verstappen a tout tenté pour faire la différence



Un incident dont a logiquement été tenu responsable Max Verstappen, les commissaires infligeant au pilote Red Bull Racing une pénalité de cinq secondes ajoutées à son temps de course. Une sanction qui a changé le déroulement de ce Grand Prix car, si la pluie n'est pas venue perturber les débats, Max Verstappen est resté accroché dans la boîte de vitesses de Lewis Hamilton tout au long de la course. Le Néerlandais a tout tenté pour faire la différence, tentant même une attaque kamikaze à deux tours du but, mais Lewis Hamilton a su résister. Le Britannique, dans la deuxième moitié de la course, a nettement souffert avec ses gommes medium qui ont perdu en performance bien plus rapidement que les gommes dures de ses rivaux, l'obligeant à défendre le mors au dents sa position tout en s'énervant clairement à la radio lors de ses conversations avec ses ingénieurs, qui ont tout fait pour le rassurer. Au final, Lewis Hamilton s'impose devant Sebastian Vettel et Valtteri Bottas, les trois pilotes étant dans une fenêtre de trois secondes. La pénalité subie par Max Verstappen le fait tomber à la quatrième place, lui qui ambitionnait d'aller chercher la victoire.

Gasly a encore pris le meilleur tour, un jour noir de plus pour Leclerc



Juste derrière le Néerlandais, on retrouve Pierre Gasly qui, à l'image de ce qu'il a tenté et réussi en Chine, a joué la carte d'un arrêt tardif pour aller chercher le meilleur tour en course à l'aide de gommes plus tendres et fraîches. Le Français devance un très solide Carlos Sainz puis les deux Toro Rosso de Daniil Kvyat et Alexander Albon, qui ont confirmé en course la tendance vue lors des essais libres et des qualifications. Daniel Ricciardo, auteur d'un bon départ, est rapidement rentré dans le rang mais devance Romain Grosjean sur la ligne grâce à une pénalité infligée au Français. Auteur d'un excellent premier relais de 50 tours sur les gommes tendres, le pilote Haas a fait une petite erreur, mordant la ligne délimitant la sortie des stands et a vu les commissaires lui infliger une pénalité de cinq secondes qui le condamne à la dixième place. Un Grand Prix de Monaco qui aura été marqué par l'acte manqué de Charles Leclerc. Parti sur une stratégie décalée, partant en pneus medium, le Monégasque est passé à l'attaque, doublant proprement Romain Grosjean à la Rascasse avant de tenter à nouveau la manœuvre sur Nico Hulkenberg au neuvième tour. Sauf que sa Ferrari a alors touché le rail de sécurité, provoquant une crevaison qui s'est avérée fatale aux espoirs de bien figurer du local de l'étape. Une crevaison a endommagé de manière trop importante sa monoplace, le contraignant trop rapidement à l'abandon, le seul du Grand Prix.

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