GP de Grande-Bretagne : Succès sur les terres de Lewis Hamilton pour Sebastian Vettel

GP de Grande-Bretagne : Succès sur les terres de Lewis Hamilton pour Sebastian Vettel©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, publié le dimanche 08 juillet 2018 à 17h01

Au terme d'une course riche en rebondissements, le Grand Prix de Grande-Bretagne a sacré Sebastian Vettel devant Lewis Hamilton et Kimi Räikkönen.

Une semaine après un Grand Prix d'Autriche totalement fou, la Grande-Bretagne s'est mise au diapason ce dimanche à Silverstone. A l'issue de 52 tours échevelés, Sebastian Vettel a tiré parti d'une stratégie osée dictée par l'intervention de la voiture de sécurité pour signer un deuxième succès sur les terres de son rival Lewis Hamilton. Le Britannique sort de sa course à domicile comme un miraculé à la deuxième place. Heurté par Kimi Räikkönen au freinage du virage 3, le pilote Mercedes a été envoyé en fond de peloton dès le premier tour quand le Finlandais a vu les commissaires sportifs de la FIA faire preuve d'une sévérité inhabituelle en lui infligeant une pénalité de dix secondes, qui a été effectuée lors de son premier arrêt au 14eme tour. Sebastian Vettel, de son côté, a réalisé le départ absolument parfait pour se glisser devant les deux Mercedes et s'envoler en tête du Grand Prix.

Ericsson a fait « une Grosjean » et relancé la course


L'Allemand a creusé un écart de près de cinq secondes tout au long de son premier relais en pneus tendres. A la fin du 20eme tour, le pilote Ferrari a décidé de chausser les pneus medium, ce à quoi Valtteri Bottas a répondu dans le tour suivant. Dès lors, l'équilibre des forces a changé et c'est le Finlandais de Mercedes qui a trouvé un meilleur rythme que la Ferrari, comme une habitude quand les gommes Pirelli durcissent. Lewis Hamilton, de son côté, ne s'est absolument pas économisé et n'a mis que six tours pour passer de la dernière place aux points avant de ressortir juste derrière Kimi Räikkönen après son arrêt au stand. Un début de course marqué par l'abandon de Charles dans la foulée de son changement de gommes, sans doute une roue mal serrée a stoppé le Monégasque dans son élan alors qu'il était installé dans les points. Mais le véritable tournant de la course a eu lieu au 33eme tour quand, à l'image de Romain Grosjean lors de la première séance d'essais libres vendredi, Marcus Ericsson a tenté de passer le premier virage à fond avec le DRS ouvert. Même cause, même effet : le Suédois a envoyé sa Sauber dans le mur et provoqué une première intervention de la voiture de sécurité.

Nouvelle course à oublier pour Grosjean


Cette intervention permet de voir des stratégies différentes se mettre en place. Si les deux pilotes Mercedes ont décidé de rester en piste avec leurs gommes medium, les deux pilotes Ferrari et les deux pilotes Red Bull Racing ont plongé dans la voie des stands pour chausser le train de pneus tendres neufs qui leur restait avant la course. A la relance, au 38eme tour, Sebastian Vettel s'est montré très agressif sur Valtteri Bottas mais l'Allemand a été immédiatement freiné dans son élan par... la voiture de sécurité. En effet, Romain Grosjean et Carlos Sainz se sont accrochés au niveau du virage de Copse, l'Espagnol essayant de passer par l'extérieur et fermant la porte au Français, provoquant immédiatement une deuxième intervention de la voiture de sécurité. Un accrochage qui met fin à une nouvelle course difficile pour le Français, victime d'un accrochage au départ avec son coéquipier Kevin Magnussen qui l'a fait tomber dans la hiérarchie. Ce dernier a finalement pris la neuvième place et apporté deux points de plus à l'écurie Haas.

Vettel a dû aller chercher une victoire qui lui semblait acquise


Relancée à onze tours de l'arrivée, la course a alors vu Sebastian Vettel se jeter à l'attaque sur Valtteri Bottas avec l'aide du DRS. Mais, handicapé par une Ferrari moins agile dans les virages rapides que la Mercedes, l'Allemand a dû jouer la carte de la surprise face au Finlandais et ce n'est qu'à six tours de la fin, au bout de Brooklands Straight, la première zone d'activation du DRS que le leader du championnat du monde a fait le mouvement décisif, plongeant à l'intérieur du virage pour ne laisser aucune chance à Valtteri Bottas, qui a ensuite cédé la deuxième place à Lewis Hamilton et la troisième à Kimi Räikkönen avec des gommes medium à l'agonie en fin de course. Des derniers tours également marqués par l'abandon tardif de Max Verstappen après un tête à queue et ce qui ressemble à une défaillance mécanique. Au volant d'une Red Bull Racing en difficulté sur le circuit de Silverstone, Daniel Ricciardo a limité les dégâts avec une cinquième place devant la Renault de Nico Hulkenberg, qui a osé le pari des pneus durs pour la deuxième moitié de course. L'Allemand a su résister à Esteban Ocon, septième de la course alors que son coéquipier Sergio Pérez, parti en tête à queue au premier virage et ayant été proche d'harponner les Williams qui sortaient des stands, il a cédé en toute fin de course la dixième place à Pierre Gasly, auteur d'un dépassement osé mais gagnant. Mais les commissaires ont eu à redire concernant l'attaque du Français et ont décidé de le pénaliser de cinq secondes, ce qui le fait retomber à la treizième position. Avec cette victoire sur les terres de Lewis Hamilton, Sebastian Vettel creuse l'écart à huit points au championnat du monde mais, de là où il est parti, le Britannique peut s'estimer heureux d'avoir pris cette deuxième place pour la dernière étape du premier « triple-header » de l'histoire de la F1.



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