GP de France : Victoire incontestable de Lewis Hamilton au Castellet

GP de France : Victoire incontestable de Lewis Hamilton au Castellet©Media365

Mathieu WARNIER, publié le dimanche 23 juin 2019 à 17h03

Au terme d'une course sans aucune anicroche, Lewis Hamilton a mené le Grand Prix de France de bout en bout pour signer un nouveau succès cette saison devant Valtteri Bottas et Charles Leclerc.


Lewis Hamilton s'offre une deuxième victoire au Castellet au terme de ce qui a eu tous les airs d'une procession ! Dominateur lors de la séance de qualifications ce samedi, le Britannique a profité d'un départ parfait pour conserver la main sur son coéquipier Valtteri Bottas puis, ensuite, ne plus jamais être inquiété. Au volant d'une Mercedes W10 effarante d'efficacité sur les pneus medium, le champion du monde en titre a pu s'offrir le luxe de s'arrêter après quasiment tous ses rivaux pour passer aux gommes dures. Même Sebastian Vettel, qui a allongé au maximum son premier relais, est resté derrière Lewis Hamilton quand ce dernier est sorti de la voie des stands. La seule alerte pour le Britannique a été dans les quinze derniers tours quand ses pneus avant ont souffert de cloquage (ou blistering en anglais). Un phénomène lié à une surchauffe de l'intérieur de la gomme qui n'a pas réduit le niveau de performance de Lewis Hamilton, qui a pu attaquer quand il le voulait et notamment en fin de course pour espérer prendre le point du meilleur tour en course.

Bottas a dû s'employer en fin de course


Derrière Lewis Hamilton, il n'y a quasiment pas eu de bagarre pour la deuxième place entre Valtteri Bottas et Charles Leclerc... jusqu'au dernier tour. Le Finlandais a longtemps cru pouvoir tenir le rythme de son leader mais, petit à petit, son rythme a baissé au point de voir un écart insurmontable se creuser. Valtteri Bottas a même connu une fin de course sous haute pression quand Charles Leclerc a tout donné pour revenir dans les échappements de la Mercedes du Finlandais. Mais le Monégasque n'a jamais pu passer à l'attaque et espérer prendre une deuxième place longtemps inespérée dans ce Grand Prix de France tant la différence de performance entre les Ferrari et les Mercedes était nette sur le Circuit Paul-Ricard. A distance, Max Verstappen a connu une course anonyme pour la quatrième place, n'étant jamais inquiété par un Sebastian Vettel qui a trop tardé à se défaire des McLaren et qui a payé cher sa séance de qualifications manquée ce samedi. L'Allemand pourra se consoler avec le point du meilleur tour en course, arraché pour 24 millièmes face à Lewis Hamilton au prix de l'utilisation du « Plan F » mis en place par la Scuderia Ferrari, qui signifiait un passage par les stands pour chausser des gommes tendres neuves à deux tours de l'arrivée.

Un Grand Prix manqué pour Grosjean, Gasly sauve un point


Derrière ce Top 5 à la composition attendue, Carlos Sainz Jr a tenu le rang qui était le sien après la séance de qualifications et termine à une très belle sixième place. McLaren n'est pas passé loin d'un tir groupé avec Lando Norris mais le Britannique a vécu une fin de course pénible avec le système hydraulique de sa MCL33 qui a petit à petit rendu l'âme, lui faisant perdre l'utilisation du DRS, le différentiel puis la direction assistée. Le pilote McLaren a tout donné mais a cédé face à Daniel Ricciardo, Kimi Räikkönen puis Nico Hulkenberg pour terminer dixième. Ce qui l'a classé à l'arrivée juste devant Pierre Gasly, qui a vécu un Grand Prix de France à oublier. Comme Antonio Giovinazzi, le Français a payé le prix d'une stratégie décalée et un départ en pneus tendres, à la durabilité plus que limitée sur l'asphalte surchauffé du Castellet. Après 18 tours de calvaire, le pilote Red Bull Racing est reparti dans le trafic et n'a pas été mis en position de faire mieux que la onzième place. Un résultat qui, quelques heures après l'arrivée, s'est transformé en une dixième place et un point au championnat. En effet, pour doubler Lando Norris, Daniel Ricciardo est allé au-delà des limites de la piste et a forcé le Britannique à quitter la piste. Pour ces deux infractions, l'Australien a été pénalisé de deux fois cinq secondes de pénalité, le faisant reculer du septième au onzième rang, faisant remonter Pierre Gasly d'une place. Un sort plus enviable que celui de Romain Grosjean qui, constamment en fond de classement durant la course, s'est résigné à l'abandon à six tours de l'arrivée. Si le public français a été au rendez-vous, ce n'était encore une fois pas le cas des pilotes tricolores.

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