GP de Chine - Ferrari/Leclerc" Un peu difficile à digérer "

GP de Chine - Ferrari/Leclerc" Un peu difficile à digérer "©Media365

Gabriel Vanhoutte, publié le dimanche 14 avril 2019 à 12h28

Troisième et cinquième, les deux monoplaces de Maranello n'ont encore rien su faire pour parer le troisième doublé consécutif de Mercedes ce dimanche au Grand Prix de Chine. Au sortir d'une épreuve marquée par une stratégie douteuse et coûteuse pour Ferrari, Sebastian Vettel et Charles Leclerc n'ont pu cacher une déception certaine.

Des points perdus depuis le muret. Ce dimanche, pour la troisième manche de la saison en Chine, les Ferrari de Sebastian Vettel et Charles Leclerc n'ont pu faire mieux qu'une troisième et une cinquième place, loin derrière Mercedes, qui réalise son troisième doublé de suite en 2019. Malgré un deuxième podium consécutif, pour l'Allemand cette fois, les deux pensionnaires de l'écurie au cheval cabré ne pouvaient cacher leur déception au sortir de la troisième course de la saison.

Sebastian Vettel : « On voulait rester plus proche des Mercedes, et on n'a pas pu »

« Je suis heureux d'être sur le podium, mais déçu aussi, car on voulait rester plus proche des Mercedes, et on n'a pas pu » concède le quadruple champion du monde allemand, qui a finalement dû batailler avec son ancienne écurie Red Bull et son prodige néerlandais. « Je me suis battu avec Max (Verstappen), c'était sympa, mais j'aurais préféré me battre avec les Mercedes. » Une opportunité que n'aura également pas eu son coéquipier Charles Leclerc, invité à céder sa place au profit de Vettel dès les premiers tours de course.

Charles Leclerc : « Du cockpit, c'était un peu difficile à digérer »

Le prodige Monégasque avait pourtant bien débuté ce dimanche, en dépassant son coéquipier dès le premier tour en piste. Mais dix tours plus tard, le muret rouge a expressément demandé à l'ancien de Sauber de laisser place à son coéquipier. Interrogé par Canal+ sur la décision de son boss Mattia Binotto, Leclerc est resté sceptique : « Il faut que j'en discute, que je regarde l'image générale de la course. Du cockpit, c'était un peu difficile à digérer, mais dès fois on ne voit pas la même chose que depuis le muret. » Un choix à l'avantage de l'Allemand, qui ne s'est pas avéré gagnant, Vettel s'étant montré incapable de rivaliser avec les flèches d'argent.

Un couac cumulé à une stratégie douteuse de Binotto, qui a (trop) prolongé le premier séjour en piste de Leclerc, ce qui a profité à Max Verstappen, qui ne s'est guère gêné pour lui faire l'undercut. « Je suis resté un peu plus longtemps en piste... je ne sais pas pour quelle raison, il faut que je demande à l'équipe. Ce n'est pas une bonne course pour nous » commente l'intéressé.

Mattia Binotto : « Si Charles est en colère, c'est son droit »

Le nouveau patron de la Scuderia peut commencer à douter. Car après trois courses, son mandat est davantage émaillé par des problèmes mécaniques, des erreurs de pilotages de ses protégés, et des stratégies douteuses. Plus que par des podiums (2 places pour 9 possibles). Quant à sa décision de placer artificiellement Vettel devant son jeune coéquipier, le boss assume ses responsabilités au micro de Sky Sports : « Si Charles est en colère, c'est son droit en nous devons l'accepter (...) Je comprends le sentiment de Charles, mais à ce moment de la course, les Mercedes allaient plus vite et nous essayions de donner à Sebastian (Vettel) la meilleure opportunité. » Tout en refusant d'admettre qu'il accordait ainsi « un avantage à un pilote en particulier. » En somme, contrairement aux premières lignes, ce sont les voyants qui sont au rouge à Maranello.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.