GP d'Espagne : Coup double pour Hamilton

GP d'Espagne : Coup double pour Hamilton©Media365
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Gabriel Vanhoutte, publié le dimanche 12 mai 2019 à 16h53

Déjà vainqueur en 2017 et en 2018, Lewis Hamilton a confirmé ce dimanche son aisance au Grand Prix de Barcelone, en s'imposant de nouveau, devant son coéquipier Valtteri Bottas, pourtant parti en pole position. Le champion du Monde en titre déloge ainsi le Finlandais de la première place du général tandis que Mercedes signe son cinquième doublé en autant de rendez-vous cette saison jusqu'à maintenant.

Un seul virage a suffi à Lewis Hamilton pour régler ce Grand Prix d'Espagne. Un blocage de roue de Vettel et un départ timide de Bottas et le champion du Monde en titre s'envolait déjà vers les lauriers. Ce dimanche, Hamilton a signé sa troisième victoire consécutive sur le circuit de Barcelone en devançant son coéquipier Valtteri Bottas pour reprendre les commandes du Championnat du Monde avec sept points d'avance sur le Finlandais. Une victoire chirurgicale doublée d'un pilote britannique jamais inquité par un Valtteri Bottas au rythme de course décevant, au vu de ses performances de la veille. Un restart à la suite d'une safety car en fin de course aurait toutefois pu relancer le Finlandais, il n'en a rien été. Derrière Mercedes, qui signe un cinquième doublé de suite (en cinq courses), Max Verstappen complète le podium, et prend la troisième place au classement général.

Sans les armes, Ferrari se livre une guerre fratricide

Après un samedi compliqué, Ferrari a connu de nouvelles désillusions en course ce dimanche.  Dès le premier virage, Sebastian Vettel a tenté de prendre l'extérieur sur Bottas et Hamilton, dans un duel à trois qu'il a terminé par un blocage au freinage, au bénéfice de Verstappen, qui n'en demandait pas tant. Lancé par l'Allemand, le Néerlandais a disparu des radars de la Scuderia, condamnée à jouer les seconds plans hors du podium. Et le pilote Red Bull a notamment pu profiter de la seule bataille menée par les pilotes de Maranello : une bataille fratricide qui a durée durant l'intégralité de la course. Après une première passe d'arme, Vettel a été invité à laisser passer son coéquipier Charles Leclerc (Tour 12). Des consignes pas du goût de l'Allemand, qui ne s'est pas privé de le faire savoir à sa radio. Puis la situation s'est inversée et cela a cette fois été au tour du Monégasque d'être sommé de laisser Vettel repartir à la chasse du pilote Red Bull (Tour 36).



Signe que rien ne va plus du côté de l'écurie au cheval cabré, mêmes les arrêts aux stands se sont révélés particulièrement laborieux ce dimanche (4.4 secondes pour les premiers arrêts de Vettel et Leclerc), plombant encore davantage les chances d'une Ferrari en perdition depuis le début de saison. Ce week-end pourrait de surcroît marquer un tournant important pour la Scuderia, qui misait sur son nouveau moteur et ses diverses améliorations pour combler le retard de performance sur Mercedes. Or, à l'issue du premier rendez-vous européen de la saison, Mattia Binotto repart avec des nœuds supplémentaires au cerveau.

Un restart chaud, Grosjean sur un fil

Dans une course sans grandes actions, il aura fallu attendre le 46eme tour de course pour voir le scénario de la journée (légèrement) modifié. Car à la suite d'un accrochage entre Lando Norris (McLaren) et Lance Stroll (Racing Point), la safety car a fait son apparition afin d'évacuer des graviers déposés par le rookie britannique sur la piste. Grâce à la voiture de sécurité, le peloton a pu se reconstituer et les pilotes ont pu rentrer chausser de nouvelles gommes pour une bataille finale.



Et si le restart aura été sans conséquence aux avant-postes, il a fait bouger les lignes dans les rangs. Romain Grosjean, auteur d'une course exemplaire, a ainsi fait les frais de la reprise au profit de son coéquipier Magnussen, dans une manœuvre très agressive. Repoussé au huitième rang et sorti légèrement de piste, le Français s'est retrouvé sous la menace de Sainz et des Toro Rosso en chasse. Si Sainz et Kvyat ont à leur tour repris le Genevois, Grosjean a finalement su résister à Albon pour ramener un premier point à son écurie cette saison. Pierre Gasly, qui termine au sixième rang, a tout tenter pour passer Charles Leclerc, son objectif de la journée, Même s'il n'y sera parvenu que très brièvement au restart, le Français réalise une bonne prestation globale et continue à progresser dans sa nouvelle écurie. Pour Renault en revanche, la galère continue semaine après semaine. 12eme et 13eme, les monoplaces tricolores ne ramènent pas de points d'Espagne et continuent de s'engluer au classement constructeur (8eme sur 10). Conscient de la difficulté, Cyril Abiteboul l'admet au micro de Canal+ : « On a un genou à terre. »

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