Ferrari : Sebastian Vettel reste quelqu'un en qui Charles Leclerc a confiance

Ferrari : Sebastian Vettel reste quelqu'un en qui Charles Leclerc a confiance©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, publié le lundi 30 septembre 2019 à 23h40

A la suite d'un Grand Prix de Russie qui pourrait exacerber les tensions entre les deux pilotes, Charles Leclerc a assuré avoir confiance en son coéquipier Sebastian Vettel.

Ferrari avait toutes les cartes en mains pour briller à Sotchi. Avec ses deux monoplaces en tête et bien plus performantes que les Mercedes, l'écurie italienne se dirigeait vers un doublé qui ne soufflait pas la moindre contestation. Mais, un problème d'isolation au niveau du système hybride de la Ferrari de Sebastian Vettel puis une sortie de piste de George Russell, qui ont provoqué d'abord une voiture de sécurité virtuelle puis une intervention de la voiture de sécurité ont offert aux pilotes Mercedes un arrêt « gratuit » qui leur ont permis de se jouer de Charles Leclerc. Le Monégasque avait déjà dû faire face à un imbroglio stratégique mais, face à tout cela, il garde confiance en son coéquipier. « Je suis convaincu que la confiance que j'ai en lui n'a pas changé et nous avons besoin d'avoir confiance l'un en l'autre, a confié Charles Leclerc au site officiel de la F1. Dans l'intérêt de l'équipe, il est important de savoir que nous pouvons compter l'un sur l'autre dans la voiture et vice-versa, ça marche dans les deux sens. Je pense que tout ce qui était prévu a été respecté. Au départ, je me suis décalé sur la droite pour offrir l'aspiration à Sebastian. Je savais qu'il voulait me doubler, il en était conscient puis nous n'avions plus qu'à échanger les places, ce que nous avons fait lors de l'arrêt au stand plus tard dans la course. »

Leclerc : « La voiture de sécurité n'est pas entrée en piste à un bon moment »

Mais plus que les problèmes de stratégie après le départ, avec Sebastian Vettel qui devait rendre la première place à Charles Leclerc après avoir utilisé le sillage de ce dernier pour effacer Lewis Hamilton au départ, c'est l'enchaînement de neutralisations provoquée par l'abandon de l'Allemand qui a détruit tous les efforts devant offrir au Monégasque une troisième victoire en quatre courses. « Notre course s'est compliquée dès que Sebastian a eu ce problème, la voiture de sécurité n'est pas entrée en piste à un bon moment en ce qui nous concerne et, dès lors, tout a été plus compliqué, s'est lamenté Charles Leclerc. Si la voiture de sécurité était intervenue au même moment, la course aurait également été perdue. C'est la principale chose qui n'a pas tourné rond. Ce n'est pas quelque chose qui était en notre contrôle. C'est dommage pour l'équipe car je pense que nous avions le potentiel pour faire un très bon résultat mais, avec la voiture de sécurité à ce moment de la course, ça n'a pas tourné en notre faveur, c'est comme ça. » Des tensions entre les deux pilotes Ferrari qui devront être oubliées à temps pour le Grand Prix du Japon, où Mercedes pourrait faire un pas de plus vers les deux titres mondiaux.

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