Ferrari : L'avenir de la F1 conditionnera le futur de Sebastian Vettel

Ferrari : L'avenir de la F1 conditionnera le futur de Sebastian Vettel©Panoramic, Media365
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Mathieu WARNIER, publié le samedi 13 juillet 2019 à 09h10

En fin de contrat avec Ferrari à l'issue de la saison 2020, Sebastian Vettel réfléchit à son avenir et assure que les décisions qui seront prises en haut lieu pour le futur de la discipline seront un facteur déterminant dans son choix.

La Formule 1 est, chacun le sait, à un tournant de son histoire récente. A l'issue de la saison 2020, les actuels Accords Concorde liant les écuries au détenteur des droits commerciaux arriveront à échéance mais, également, la discipline devrait connaître un chamboulement au niveau réglementaire. Des changements qui induisent toujours plus d'indécision au sein des pilotes, avec nombre d'entre eux qui ont des contrats n'allant pas plus loin que cette échéance de 2020. L'un d'entre eux n'est autre que Sebastian Vettel et, il ne le cache pas, les décisions qui seront prises d'ici à octobre prochain auront un impact sur son avenir en F1. « J'ai encore besoin de voir ça d'une manière où je trouve les voitures excitantes, la formule enthousiasmante, a déclaré le pilote allemand face à la presse en marge du Grand Prix de Grande-Bretagne, disputé ce week-end à Silverstone. J'espère que la F1 prendra le bon tournant pour grandir, pour nous permettre de courir, de nous défier nous-mêmes et d'explorer nos capacités. »

Todt et Vettel sur la même longueur d'onde

Si les pilotes, chose suffisamment rare pour être signalée, ont commencé à prendre part aux discussions pour le futur règlement technique, Sebastian Vettel a donné un axe de travail assez clair : travailler sur le poids des monoplaces. « À haute vitesse, c'est ce qui se fait de mieux. À basse vitesse... je ne dirais pas qu'elles sont dernières de la classe ! Mais elles sont trop lourdes, se lamente le pilote Ferrari qui critique ouvertement le trop important besoin de gestion de la monoplace en course. C'est quelque chose que je n'aime pas. » Des critiques auxquelles a souscrit personne d'autre que le président de la FIA Jean Todt. S'exprimant lui-aussi en marge de la course organisée à Silverstone, l'ancien patron de Ferrari a une solution pour tenter de remédier à ce problème. « Les monoplaces sont devenues bien trop lourdes et nous en avons parlé. Je pousse pour que soient analysées les conséquences d'un retour du ravitaillement en carburant, assure Jean Todt alors que cela est banni depuis le début de la saison 2010. Si nous allons dans ce sens, nous pourrions avoir des voitures plus légères et plus petites au départ de la course. »

L'argument massue de Todt pour la question des coûts

Le retour du ravitaillement en essence durant les Grands Prix est un serpent de mer depuis leur bannissement. L'idée est revenue dans les esprits avant la saison 2017, qui a vu le règlement technique changer de manière drastique, mais avait été mise de côté face à des problèmes liés aux coûts. Une question qui est au cœur des discussions en vue de 2021 mais, pour Jean Todt, c'est un argument qui est, au mieux, fallacieux et il renvoie les écuries face à leurs propres contradictions. « Quand j'entend que cela sera plus coûteux, ça me fait sourire, assure le patron de la FIA. Quand je vois la taille des motorhomes, je ne pense pas que c'est la question des coûts qui va tuer cette mesure. » Reste maintenant à voir si cette prise de position de Jean Todt va peser dans les discussions en cours concernant l'avenir de la F1, avec une réunion prévue à Genève le 23 juillet prochain, à laquelle certains pilotes dont Romain Grosjean vont participer pour faire entendre leur voix.

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