Ferrari : Aucune peur liée au moteur Mercedes

Ferrari : Aucune peur liée au moteur Mercedes©Panoramic, Media365
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Mathieu WARNIER, publié le lundi 26 mars 2018 à 16h05

Si Lewis Hamilton a oblitéré la concurrence en qualifications avant de s'incliner en course, Sebastian Vettel a assuré ne pas craindre les performances du moteur Mercedes.

Avant le Grand Prix d'Australie, première manche du championnat du monde 2018 de F1 remportée ce dimanche par Sebastian Vettel, Lewis Hamilton n'a pas hésité à mettre en avant le « mode fête » du moteur de sa Mercedes. Le pilote britannique a qualifié ainsi une cartographie particulière qui permet d'exploiter tout le potentiel de son moteur lors d'un tour en qualifications. Avec l'utilisation de ce mode, appelé « bouton magique » encore la saison passée, qui est encore plus utilisé avec parcimonie cette saison en raison de la durée de vie imposée aux moteurs (trois moteurs pour 21 Grands Prix), le champion du monde en titre a pu créer un écart de plus de six dixièmes de seconde sur les Ferrari en Q3 samedi.Vettel : « Ça ne leur a pas fait gagner sept dixièmes de seconde »Interrogé à ce sujet en conférence de presse d'après-course, Sebastian Vettel a volontiers réduit l'influence de ce « mode fête ». « Je suis convaincu qu'ils l'ont activé pour la Q3 mais que ça ne leur a pas fait gagner sept dixièmes de seconde. Je pense que, si vous analysez la séance de qualifications, ce que j'ai essayé de faire la nuit dernière (nuit de samedi à dimanche), il est honnête de dire qu'ils ont été rapides en Q1, plus que nous, Lewis s'est montré rapide en Q2 et, dans sa deuxième tentative, je ne sais pas quoi mais quelque chose est arrivé. Donc, sa dernière tentative en Q3 a été la seule durant laquelle il a eu un tour clair et je ne pense pas que le gain qu'il en a tiré soit uniquement dû au moteur. Il en a sans doute tiré un dixième, mais pas sept. »Vettel : « Mercedes ne fait rien d'illégal »La question de la légalité de ce « mode fête » a également été abordée à l'occasion de cette conférence de presse d'après-course. Un sujet sur lequel Sebastian Vettel n'a pas souhaité trop s'exprimer et où il s'est montré très consensuel, mettant plus en avant la qualité du tour produit par son rival britannique qu'aux performances du moteur monté dans la Mercedes. « Je suis convaincu que tout le crédit revient au pilotage de Lewis durant ce tour et pas au mode moteur utilisé. Ce qu'ils font avec ça est tout à fait acceptable car ils ne font rien de spécial, d'extravagant. En tout cas pas plus qu'ils pouvaient faire l'an passé, il semble même que, lorsqu'on y jette un œil, c'est moins influent que par le passé. Il est donc évident qu'il a fait un très bon tour et très bien piloté. » Le circuit de Sakhir, où se tiendra le Grand Prix de Bahreïn le 8 avril prochain, sera un véritable test pour confirmer ou infirmer les dires de Sebastian Vettel. Avec quatre longues pleines charge, le moteur Mercedes cuvée 2018 aura plus l'occasion de montrer ses réelles capacités.

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