F1 - GP du Japon : Bottas s'impose, sixième titre constructeurs consécutif pour Mercedes

F1 - GP du Japon : Bottas s'impose, sixième titre constructeurs consécutif pour Mercedes©Media365

Aurélien CANOT, publié le dimanche 13 octobre 2019 à 08h48

En quête d'une victoire depuis douze courses, Valtteri Bottas a renoué avec le succès, ce dimanche à Suzuka, lors d'un Grand Prix du Japon marqué par le départ manqué des Ferrari et l'accrochage juste après l'extinction des feux de Charles Leclerc (7eme), doublement pénalisé ensuite, et Max Verstappen (abandon). Sebastian Vettel, qui a résisté jusqu'au bout à Lewis Hamilton, prive les Mercedes d'un nouveau doublé. En revanche, les Flèches d'Argent sont assurées d'un sixième titre constructeurs consécutif.

Dimanche rêvée une fois de plus pour Mercedes à Suzuka. Valtteri Bottas, royal du premier au dernier tour de roues, a renoué avec le succès, douze courses après son triomphe à Bakou, signant ainsi sa troisième victoire de la saison après l'Australie et donc l'Azerbaïdjan (sa sixième en carrière). L'écurie allemande, dans le même temps, est officiellement devenue championne du monde des constructeurs pour la sixième fois de suite, un exploit que seul Ferrari avait réussi, entre 1999 et 2004. Certes, Sebastian Vettel, en résistant jusqu'au bout à un Lewis Hamilton collé à son pare-choc pendant les cinq derniers tours et lancé à pleine vitesse (deux records du tour de suite après sa sortie des stands), a privé Mercedes d'un neuvième doublé.



Mais les Flèches d'Argent pourront se consoler, avec désormais l'assurance que l'un de ses deux pilotes, Hamilton ou Bottas, soit sacré de nouveau, et ce pour la sixième année de suite après les quatre titres du Britannique, entrecoupés de celui de Nico Rosberg en 2016. Et ça, même la Scuderia ne l'a jamais fait. Charles Leclerc, finalement septième dimanche, et Vettel, dauphin de Bottas sur ce GP du Japon que Mercedes s'est approprié depuis six ans (la dernière victoire d'une autre écurie remonte maintenant à 2013, avec le succès de... Vettel, alors chez Red Bull-Renault), ont vu en effet leurs derniers espoirs s'envoler à Suzuka lors d'une course précisément marquée par le départ complètement manqué des deux Ferrari.

Les Ferrari calent au départ

Quatre heures plus tôt, typhon Hagibis oblige, Vettel et Leclerc avaient pourtant mis tous leurs atouts de leurs côtés en s'installant côte à côte en première ligne devant les deux Mercedes après s'être montré les plus rapides lors de qualifications chamboulées par le typhon. Malheureusement pour la Scuderia, Vettel, coupable semble-t-il d'un faux-départ (les images le prouvaient, mais l'enquête des commissaires pendant la course n'a débouché sur aucune pénalité pour l'Allemand), est resté à l'arrêt. Bottas en a profité pour le passer dès l'extinction des feux, tandis que, dans le même temps, Leclerc s'empalait dans Max Verstappen, contraint un peu plus tard (15eme tour) à l'abandon pour de gros problèmes de freinage et furieux de la manœuvre du Monégasque (ce dernier a écopé ensuite a posteriori de deux pénalités, de 5 et 10 secondes, le faisant perdre une place, au profit de Daniel Ricciardo). Après avoir été contraint de repasser par les stands, le héros de Spa et Monza, aileron cassé et rétroviseur arraché, a finalement terminé la course en sixième position (avant d'être déclasser et de terminer finalement septième), faisant beaucoup mieux que limiter la casse quand on sait que Verstappen, lui, ne s'est pas éternisé.


Bottas seul au monde, Vettel résiste à Hamilton jusqu'au bout

Son coéquipier et quadruple champion du monde a lui aussi réussi un petit miracle étant donné son entame de Grand Prix ce dimanche. Mais Vettel, talonné pendant toute la fin de course par un Hamilton mieux chaussé que l'Allemand, a su faire parler toute son expérience pour fermer la porte au quintuple champion du monde et conserver une deuxième place sur le podium qui a tout d'héroïque à l'arrivée étant donné le contexte et l'usure des pneus du pilote au cheval cabré. Quant à Bottas, déjà impressionnant lors des essais libres, il s'est offert un petit cavalier seul devant, tant est si bien qu'il n'y a rapidement plus eu aucun suspense pour la première place, alors que Vettel a dû, lui, se livrer à une lutte acharnée avec Hamilton pour la deuxième place. Derrière le toujours leader du Championnat du Monde, on retrouve l'étonnant Alexander Albon (Red Bull), Carlos Sainz Jr (McLaren) et donc Leclerc, qui pouvait difficilement espérer mieux lors de ce nouveau Grand Prix très compliqué pour Ferrari, sa double sanction exceptée. Pierre Gasly, qui n'a pas dû se faire que des amis en gênant et Vettel et Hamilton dans le trafic à deux tours de la fin, termine huitième et premier Français de ce GP du Japon ayant une nouvelle fois couronné Mercedes.

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