F1 : A court de pneus après 2019 ?

F1 : A court de pneus après 2019 ?©Media365

Mathieu WARNIER, publié le mercredi 16 mai 2018 à 15h37

Alors que son contrat se termine fin 2019, Pirelli a laissé entendre qu'elle ne ferait pas dans la surenchère pour continuer à fournir en exclusivité la F1.

Depuis le départ du manufacturier japonais Bridgestone à l’issue de la saison 2010, la Formule 1 est fournie en pneumatiques par la marque italienne Pirelli. Un accord avec la Fédération Internationale de l’automobile et le détenteur des droits commerciaux de la F1, à l’époque la FOM de Bernie Ecclestone, maintes fois renouvelé et dont l’actuelle mouture prendra fin à l’issue de la saison 2019. Mais, du côté de la firme de Milan n’est pas du tout certaine de continuer dans cette voie. A l’occasion d’une conférence téléphonique avec les actionnaires du groupe, le président de Pirelli Mario Tronchetti Provera a assuré qu’un nouvel accord avec la F1 n’était pas quelque chose qu’il recherchait à tout prix, que la prolongation des bases actuelles est un objectif pour les dirigeants de la marque.

Pirelli pas prêt à rester à tout prix

Présent dans de nombreux championnats, comme manufacturier unique ou en concurrence avec différentes marques, Pirelli compte sur la F1 pour sa communication mais ne veut pas rester dans la discipline-reine du sport automobile sans conditions. « Comme nous l'avons toujours dit, la Formule 1 fonctionne bien pour nous et nous serions heureux et honorés d'y demeurer, a assuré à Motorsport.com un porte-parole de la marque italienne. Mais si ça se transforme en course à la surenchère, nous ne resterions pas à tout prix. » Reste que les critiques incessantes à l’encontre des produits fournis par Pirelli, tant venant du paddock de la F1 que des fans de la discipline, pourraient décider du sort de l’implication du groupe italien au-delà de 2019. La mission de la FIA serait alors de trouver un remplaçant à Pirelli qui serait à même de relever le défi technique de fournir des pneus à la F1 dans le cadre réglementaire drastique auquel tente de se plier la firme transalpine, ce qui ne semble pas si facile.

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