WEC - 24 Heures du Mans : La Toyota n°8 signe le doublé et remporte le titre mondial

WEC - 24 Heures du Mans : La Toyota n°8 signe le doublé et remporte le titre mondial©Panoramic, Media365
A lire aussi

Mathieu WARNIER, publié le dimanche 16 juin 2019 à 15h05

Alors que la Toyota n°7 a dominé les 24 Heures du Mans dès le départ, une crevaison a mis un terme au espoirs de victoire de Mike Conway, Kamui Kobayashi et José Maria Lopez à l'entame de la dernière heure de course, offrant la victoire et le titre mondial à la voiture-soeur.

Aux 24 Heures du Mans, rien n'est joué avant le drapeau à damier. Encore une fois, Toyota l'a appris à ses dépens car, après le crève-cœur de 2016 et une panne à l'amorce du dernier tour, le constructeur japonais a vécu un moment de malchance en toute fin de course avec la n°7. La TS050 Hybrid du trio Mike Conway-Kamui Kobayashi-José Maria Lopez a mené cette 87eme édition de la classique mancelle dès le moment où la Princesse Charlène de Monaco a abaissé le drapeau tricolore pour donner le départ. Le rythme des deux prototypes japonais s'est alors révélé diabolique avec, dès le quatrième tour, Mike Conway qui est allé battre le record du Circuit de la Sarthe, alors propriété d'Audi. Au jeu des interventions de la voiture de sécurité, l'écart entre la n°7 et la n°8 s'est réduit comme peau de chagrin et, au début de la nuit, la première place a changé six fois en l'espace de 90 minutes, dont une fois suite à une erreur de « Pechito » Lopez. Des événements qui ont, sans grande surprise, poussé l'écurie Toyota et son patron Pascal Vasselon à rapidement figer les positions avec la n°7 devant la n°8, les deux prototypes espacés de deux minutes sur une stratégie décalée.


La Toyota n°7 privée de la victoire par une crevaison

Mais le tournant de ces 24 Heures du Mans 2019 a eu lieu à l'orée de la dernière heure de course quand la n°7 a été victime d'une crevaison qui a inversé le rapport de force et la n°8, confiée à Kazuki Nakajima, a alors repris le commandement pour aller chercher la victoire au terme de 385 tours avec une marge de moins de 17 secondes sur la n°8. Une victoire qui confirme, si besoin était, le titre mondial des pilotes pour le trio formé de Fernando Alonso, Sébastien Buemi et Kazuki Nakajima. Un titre qui permet à l'Asturien de réaliser une performance comparable à celle de Petter Solberg en remportant le titre mondial des pilotes dans un deuxième championnat du monde estampillé par la FIA, faisant suite à ses deux titres en Formule 1 en 2005 et 2006 avec Renault. Le podium de ces 24 Heures du Mans est complété par l'écurie SMP Racing et sa n°11 confiée à Vitaly Petrov, Mikhail Aleshin et Stoffel Vandoorne qui, pour sa première dans la Sarthe, a réalisé une performance impressionnante. Une performance assombrie par l'écart entre les deux Toyota hybrides et les prototypes à motorisation thermique, la BR1 du SMP Racing terminant la course à six tours du vainqueurs.

Alpine enfin victorieux sur la piste en LMP2, AF Corse gagne la guerre du GTE Pro

La catégorie LMP2 a offert une belle bataille dans les premières heures de course entre les écuries Signatech Alpine et G-Drive Racing mais une panne de la formation russe dans le dernier tiers de course a mis fin à ses espoirs de victoire. L'écurie française, un an après sa victoire sur tapis vert, remporte la classique mancelle sur la piste avec Nicolas Lapierre, André Negrão et Pierre Thiriet et remporte par la même occasion le titre mondial de la catégorie. En GTE Pro, c'est une véritable guerre qui a opposé les Ferrari de l'écurie AF Corse, les Aston Martin, les Porsche, les Ford et les BMW officielles. Mais cette course s'est avérée être à élimination, permettant à Alessandro Pier Guidi, James Calado et Daniel Serra au volant de la Ferrari de s'imposer dans la catégorie. Ford, pour sa dernière au Mans, pourra se consoler avec la victoire en GTE Am avec l'écurie Keating Motorsports, une catégorie où le trio féminin composé de Manuela Gostner, Rahel Frey et Michelle Gatting a vu l'arrivée, une première depuis 45 ans au 24 Heures du Mans. Une édition où, en fin de compte, le suspense n'était pas forcément aux avant-postes et avec un dénouement qui, au sein de l'écurie Toyota, laisse un goût amer.


ENDURANCE - WEC / 24 HEURES DU MANS
Classement final - Dimanche 16 juin 2019
1- Toyota Gazoo Racing n°8 (Alonso-Buemi-Nakajima/ESP-SUI-JAP/Toyota TS050 Hybrid) 385 tours
2- Toyota Gazoo Racing n°7 (Conway-Kobayashi-Lopez/GBR-JAP-ARG/Toyota TS050 Hybrid) à 16''972
3- SMP Racing n°11 (Aleshin-Petrov-Vandoorne/RUS-RUS-BEL/BR Engineering BR1-AER) à 6 tours
4- Rebellion Racing n°1 (Jani-Lotterer-Senna/SUI-ALL-BRE/Rebellion R13-Gibson) à 9 tours
5- Rebellion Racing n°3 (Berthon-Laurent-Menezes/FRA-FRA-USA/Rebellion R13-Gibson) à 15 tours
6- Signatech Alpine Matmut n°36 (Lapierre-Negrão-Thiriet/FRA-BRE-FRA/Alpine A470-Gibson) à 17 tours (1er LMP2)
...
20- AF Corse n°51 (Calado-Pier Guidi-Serra/GBR-ITA-BRE/Ferrari 488 GTE EVO) à 43 tours (1er LMGTE Pro)
...
32- Keating Motorsports n°85 (Bleekemolen-Fraga-Keating/PBS-BRE-USA/Ford GT) à 51 tours (1er LMGTE Am)
...

Vos réactions doivent respecter nos CGU.