GP de Grande-Bretagne : La sécurité a prévalu face à un circuit inadapté

GP de Grande-Bretagne : La sécurité a prévalu face à un circuit inadapté©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, publié le dimanche 26 août 2018 à 22h00

Alors que la décision d'annuler le Grand Prix de Grande-Bretagne a été pris à une très large majorité par les pilotes, le directeur de course du MotoGP a mis en cause le circuit de Silverstone.

C'est une décision qui fera date. Après plus de quatre heures d'atermoiements et face à une pluie qui n'a pas voulu cesser sur le circuit de Silverstone, les dirigeants du MotoGP ont choisi d'annuler le Grand Prix de Grande-Bretagne qui devait se tenir ce dimanche. Peu après l'officialisation de cette solution, le directeur de course Mike Webb s'est présenté face à la presse pour justifier ce choix et c'est l'argument de la sécurité qui a prévalu « Nous avons été forcés d'annuler l'événement d'aujourd'hui (dimanche) en raison des conditions de piste : premièrement en raison de l'eau accumulée en surface, a confié ce dernier. Vous avez vu les résultats de l'eau qui s'accumule et n'est pas drainée en surface, je pense. La dernière chose que nous désirons est d'annuler un événement, mais la sécurité est une priorité. » Une sécurité qui a été remise en cause, selon les officiels, par la surface récemment posée sur le circuit de Silverstone, dont les qualités drainantes sont insuffisantes : « Nous avons eu des expériences ici récemment, par temps humide, mais c'est la première fois que nous rencontrons autant d'eau stagnante et oui, c'est un résultat du bitume de la piste. »

Les pilotes ont eu le dernier mot

Si la direction de course a annoncé la décision, ce sont bien les pilotes qui ont poussé pour éviter une prise de risques inutile, surtout au lendemain de la grave blessure de Tito Rabat dans des conditions similaires. « La décision presque unanime de l'ensemble du groupe a été d'annuler le Grand Prix en raison des mauvaises conditions de l'asphalte, qui n'est pas bien drainé, a déclaré à la presse Jorge Lorenzo. Des travaux ont été effectués dans les virages sept et huit, mais aujourd'hui (dimanche) le problème était général, sur l'ensemble du circuit. Tous les pilotes sauf un ne voulaient pas courir. Personne ne nous a poussés à prendre une décision différente » Une décision qui a été prise à l'occasion d'une réunion à laquelle Valentino Rossi, qui a souhaité se ranger à l'avis de la majorité, et Andrea Dovizioso, qui a assuré n'avoir pas été informé de sa tenue, ne se sont pas présentés.

Un seul pilote voulait encore attendre

Dans les faits, une seule voix discordante s'est fait entendre, celle de Jack Miller. « C'est une question de sécurité, comme on peut le comprendre. Ils ne sont pas contents de la manière dont fonctionne l'asphalte en termes de drainage et la décision s'appuie sur l'accident d'hier (samedi) impliquant Tito Rabat, a confié l'Australien au micro de BT Sport, assurant que la décision d'annuler la course était prématurée. C'est dommage pour moi de l'annuler déjà. On parlait d'attendre que la météo s'améliore un peu et de choses comme ça. Annuler d'ores et déjà, c'est faire défaut à tout le monde, aux fans. » Il faut dire que Jack Miller a déjà prouvé par le passé qu'il était à l'aise sur une piste humide, sa seule victoire en MotoGP acquise aux Pays-Bas en 2016, était dans ces conditions. Cette fois, le pilote de l'écurie MarcVDS n'a pas pu s'exprimer sous une météo capricieuse.

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