Formule E : Vergne puni pour avoir trop parlé à la radio

Formule E : Vergne puni pour avoir trop parlé à la radio©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, publié le mardi 16 juillet 2019 à 14h55

Sacré champion de Formule E pour la deuxième fois de suite ce week-end, Jean-Eric Vergne a été sanctionné par les commissaires pour avoir demandé à son coéquipier via la radio de provoquer une intervention de la voiture de sécurité lors de la première course disputée à New York.

Si Jean-Eric Vergne a remporté le championnat de Formule E pour la deuxième saison consécutive, son week-end à New York n'a pas été simple avec une septième place ce dimanche comme meilleur résultat. De plus, le pilote français s'est trop laissé aller dans ses communications radio. Lors de la première des deux courses, Vergne a été pris dans un carambolage en tout début d'épreuve, une mésaventure lui imposant un passage par les stands pour changer un pneu et son aileron avant endommagé. Mais, avant même d'arriver dans son garage, le pilote DS Techeetah a demandé à son ingénieur de faire passer un message à André Lotterer, son coéquipier. A deux reprises, il a demandé à ce que l'Allemand s'arrête en piste avec sa monoplace endommagée pour provoquer une intervention de la voiture de sécurité et, ainsi, limiter sa perte de temps. L'équipe n'a jamais obtempéré mais, les communications radio étant publiques en Formule E, le message a été bien entendu par la direction de course.

Vergne veut servir d'exemple

A l'issue de la course, les commissaires de la FIA ont sanctionné le pilote tricolore d'une journée de travaux d'intérêt général, une sanction similaire à celle reçue la saison dernière en Formule 1 par Max Verstappen à la suite d'un accrochage avec Esteban Ocon lors du Grand Prix du Brésil. A l'issue du week-end, Vergne n'a pas cherché à nier mais n'a pas non plus exprimé de regrets. « Si j'avais interrogé tous les autres pilotes en F1 ou en Formule E, ils auraient demandé la même chose. On passe au ralenti, on voit son coéquipier à un tour avec une voiture cassée et un aileron avant comme ça dans le mur, c'est normal de demander, a assuré le pilote DS Techeetah dans des propos recueillis par le magazine britannique Autosport avant de faire un parallèle avec le 'crashgate' qui a terni la réputation de Renault en F1. Tout le monde demanderait la même chose. Ce n'est pas comme s'il avait été bien placé avec une voiture en bon état, ou si je lui avais demandé de la mettre dans le mur comme c'est arrivé par le passé. » Le double champion du monde français, après avoir laissé penser qu'Audi était derrière une réclamation, a assuré qu'il espérait servir d'exemple pour qu'un tel comportement soit corrigé à l'avenir.

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