Formule 2 : Mécontent des commissaires, il déclare forfait à Silverstone

Formule 2 : Mécontent des commissaires, il déclare forfait à Silverstone©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, publié le mardi 16 juillet 2019 à 13h20

Habituel coéquipier de Mick Schumacher au sein de l'écurie Prema, le pilote indonésien Sean Gelael n'a pas participé aux deux courses du week-end dernier à Silverstone afin de protester contre une décision des commissaires à son encontre.

Cela pourrait passer pour un caprice mais le mal semble plus profond. Les deux courses de Formule 2 du week-end dernier sur le circuit de Silverstone se sont déroulées avec 19 monoplaces sur la grille de départ, contrairement aux 20 habituellement présentes. Il manquait, en effet, la deuxième voiture de l'écurie italienne Prema, dévolue au pilote indonésien Sean Gelael, coéquipier de Mick Schumacher. Ce dernier a déclaré forfait pour ces deux courses afin de protester contre une décision que les commissaires de la FIA ont pris à son encontre à l'issue de la séance de qualifications. Après avoir été au contact avec le pilote suisse Louis Delétraz, l'Indonésien a d'abord été sanctionné d'une réprimande pour cette collision avant que la décision ne soit revue et transformée en pénalité de trois places sur la grille de départ de la première course. Un changement qui est intervenu lorsque le directeur de l'écurie Prema a signalé qu'une réprimande ne pouvait pas s'accompagner de points de pénalité sur la superlicence.


Gelael a exprimé un ras-le-bol

Ce revirement a alors fait sortir Sean Gelael de ses gonds, provoquant cette protestation qui a pris la forme d'un forfait pour le reste du week-end. « Lors de ces quatre années en F2, surtout cette année, beaucoup de choses hors de mon contrôle se sont produites. Ce n'est pas cohérent. Je pense que c'est question de principe. Si ce forfait était considéré comme une protestation, je ne serais pas en désaccord, a déclaré l'Indonésien à Motorsport.com. Mais pour moi, il s'agit de beaucoup de choses : on ne peut pas être incohérent à ce point dans la prise de décisions. Quand ils m'ont informé de la décision, j'étais sous le choc et je ne savais pas quoi dire. Ce n'était pas qu'une protestation, c'est vraiment la limite que je fixe quant à la manière dont le championnat et les commissaires gèrent les choses. » A l'issue du week-end, Gelael n'a pas voulu se montrer affirmatif quant à son retour en piste en Hongrie au début du mois d'août.

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