Dakar 2018 : Pour sa quarantième édition, le Dakar renouera avec le Pérou, mais pas avec l'Afrique

Dakar 2018 : Pour sa quarantième édition, le Dakar renouera avec le Pérou, mais pas avec l'Afrique©Media365
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Aurélien CANOT, publié le mercredi 22 novembre 2017 à 12h15

Toujours pas d'Afrique, mais le retour du Pérou. A l'occasion de sa 40eme édition, le Dakar 2018 retourne au Pérou, pays qu'il n'avait plus traversé depuis quatre ans, en 2013. Ce come-back fait partie des spécificité du parcours, dévoilé mercredi par Etienne Lavigne.

Pas de surprise en revanche en ce qui concerne les deux autres pays que visitera ce prochain Dakar à l'occasion de son quarantième anniversaire. Une fois de plus, l'Argentine et la Bolivie seront en effet de la fête, ne serait-ce que pour les conditions de course totalement différentes qu'offrent ces deux pays. « On va avoir des conditions de course extrêmement différentes d'un pays à l'autre », se félicite le patron du Dakar, mêlant le Pérou à ces pays offrant une diversité de parcours, de tracés et de paysages. » Ce Pérou qui aura même le privilège de donner le feu vert du plus célèbre des rallye raid depuis sa capitale. A noter que Lima aurait déjà dû abriter le grand départ en 2015, mais les organisateurs avaient dû revoir leurs plans en raison des pluies torrentielles déclenchées par le phénomène climatique El Niño, qui sévit chaque année à partir du mois de janvier. « Je ne crains pas El Niño, prévient toutefois Lavigne, qui devance la question. L'année dernière, on n'a vraiment pas eu de chance. (Cette année) On a de très fortes chances de ne pas être soumis aux mêmes aléas climatiques », assure l'intéressé, qui rappelle que le Dakar sans ses incertitudes climatiques ne serait plus le Dakar. « Le climat fait partie de la donne, comme dans les courses océaniques. Quand il pleut, quand il neige, quand il vente, quand il y a de la boue ou des tempêtes de sable, le Dakar continue de s'organiser. C'est ça, sa grande différence. C'est une épreuve extrême qui évolue dans tous les environnements climatiques, et c'est ça aussi qui fait le sel de l'épreuve. » Concernant la manière de souffler les quarante bougies de son bébé, Etienne Lavigne a là aussi tout prévu, avec en feu d'artifice la première arrivée de l'histoire à Cordoba (Argentine), qui accueille chaque année une manche du Championnat du monde WRC, mais n'avait encore jamais eu l'honneur d'être représenté sur le Dakar. « On va organiser une parade pour mettre en avant les concurrents à travers des écrans qui reprendront les grands moments du Dakar devant un public nombreux, parce que Cordoba, c'est une terre de passionnés de sports mécaniques. On risque d'avoir beaucoup, beaucoup de monde », révèle à l'AFP l'ancien baroudeur. A l'époque, ce fils de capitaine au long cours né à Petit-Quevilly (Haute-Normandie) était passé par l'Afrique. Ce qui ne sera encore pas le cas cette année pour le Dakar, exilé en Amérique du Sud depuis 2008 suite à des menaces terroristes. Des menaces toujours présentes aujourd'hui et qui font que Lavigne n'envisage toujours pas de refaire le lien entre la course et ses racines. « Le retour en Afrique, ce n'est aujourd'hui malheureusement pas envisageable, parce qu'il y a des conditions géopolitiques extrêmement complexes, avec du terrorisme, des conflits larvés voire clairement ouverts, comme au Mali, au Niger, ou au Tchad. Ce sont des régions qui sont soumises à une tension sur la sécurité extrêmement forte. Avant d'imaginer le retour de notre événement dans ces régions-là, ce ne sera pas d'ici demain. Il va se passer un peu de temps. » En attendant un Dakar à Dakar, on vibrera donc une année encore aux exploits des concurrents sur les routes d'Amérique du Sud.



 
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