Accident de Macao : Flörsch ne sera pas handicapée ni paralysée, et c'est un miracle !

Accident de Macao : Flörsch ne sera pas handicapée ni paralysée, et c'est un miracle !©Media365
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Aurélien CANOT, publié le mardi 20 novembre 2018 à 10h16

Après l'opération de la jeune pilote allemande de 17 ans sortie miraculeusement avec une fracture d'une vertèbre uniquement de son accident terrible de dimanche survenu lors du Grand Prix de Macao, le directeur de l'écurie Van Amersfoort Racing a donné des nouvelles rassurantes de Sophia Flörsch, dont la blessure s'est toutefois avéré plus complexe qu'imaginé initialement.

"Elle va devoir rester là-bas pendant un moment, mais espérons la revoir bientôt là où est sa place : dans une voiture de course." Sophia Flörsch (17 ans) devrait pouvoir retrouver un jour le volant de ces bolides qui lui sont si chers. Il se pourrait même qu'elle n'ait pas à attendre trop longtemps avant de reprendre du service. La toute jeune pilote allemande pourrait pourtant ne plus être en vie aujourd'hui étant donné l'incroyable et si spectaculaire accident dont elle a été victime lors du Grand Prix de Macao à l'issue du premier tour. Après avoir brisé ses suspensions en heurtant la voiture d'un concurrent contraint de freiner suite à un drapeau jaune, Flörsch s'était littéralement envolée au-dessus de la piste, touchant au passage une autre monoplace, avant de venir s'écraser à plus de 270 km/h contre un abri où se trouvaient photographes et cameramen. Heureusement, Flörsch s'en est sortie avec une simple fracture à une vertèbre. Fracture certes plus grave que prévu dans un premier temps, mais presque ridicule par rapport aux dégâts qu'aurait pu provoquer ce terrible et effroyable accident. Après que sa protégée a été opérée lundi pendant sept heures, le directeur de l'écurie dont l'Allemande défend les couleurs a en effet confirmé que la moelle épinière n'avait pas été touchée, pas plus que l'intéressée ne risque une quelconque paralysie. "Nous avons reçu une photo de Sophia à l'hôpital, où elle a l'air joyeuse et nous salue. Nous buvons à sa santé ", a fait savoir Frits Van Amersfoort, interrogé par nos confrères de Motorsport.com.

Van Amersfoort : "Cela aurait pu être bien pire"


Revenu sur les détails de cette opération des plus complexes ("Après le soulagement de dimanche, l'optimisme de lundi a été tempéré par le fait que la blessure à la vertèbre est un peu plus importante que ce que nous pensions initialement. Ils ont pris un bout d'os de sa hanche pour tout réparer. L'opération était angoissante, car elle a la réputation d'être risquée."), le patron de l'écurie néerlandaise avait beaucoup de mal à s'enlever de la tête les terrifiantes images de dimanche. "Le pire, c'étaient les vingt minutes lors desquelles nous ne savions rien. Je ne les oublierai jamais. C'était bizarre, car nous attendions des informations provenant de la direction de course, mais nous recevions des messages et des vidéos sur nos portables ! Nous étions donc encore plus inquiets." De quoi presque se réconcilier avec les réseaux sociaux pour celui qui ne les porte pourtant pas dans son coeur. "Parfois, on peut haïr les réseaux sociaux, mais là, il y a beaucoup de choses que nous n'aurions pas sues autrement. La FIA a pris les images de la caméra embarquée de Sophia et des pilotes autour d'elle, donc nous ne pouvions pas les consulter. Aujourd'hui, nous avons vraiment su ce qui s'était précisément passé (...) Et je ne peux tirer qu'une conclusion : Dieu merci, chacun avait un ange gardien, parce que cela aurait pu être bien pire." Pour Van Amersfoort comme pour la plupart des spécialistes, Flörsch doit sa vie sauve aux nouveaux vibreurs installés au virage de Lisboa. "Si c'était arrivé l'an dernier, je ne sais pas comment ça se serait fini."

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