TdF 2019 : La Deceuninck-Quick Step avec Alaphilippe et Viviani, mais sans Gilbert

TdF 2019 : La Deceuninck-Quick Step avec Alaphilippe et Viviani, mais sans Gilbert©Media365

Aurélien CANOT, publié le mercredi 26 juin 2019 à 11h44

L'équipe Deceuninck-Quick Step a dévoilé mercredi les huit coureurs retenus pour disputer le Tour de France, du 6 au 28 juillet prochain. La formation belge s'appuiera notamment sur son leader français et meilleur grimpeur de la dernière édition Julian Alaphilippe ainsi que sur son redoutable sprinteur italien Elia Viviani. Patrick Lefevere a décidé en revanche de se passer des services du vétéran Philippe Gilbert (36 ans), qui ne participera donc pas à sa dixième Grande Boucle.

Les routes de l'Hexagone vibrent encore en souvenir de ses exploits de l'année dernière. Le public français peut d'ores et déjà s'enthousiasmer à l'avance du nouveau show que le spectaculaire Julian Alaphilippe devrait à coup sûr proposer en juillet prochain sur le Tour de France 2019. Sans aucune surprise, le puncheur français au panache aussi étoffé sera, en effet, de nouveau de la partie. Le coureur du Cher conduira l'équipe Deceuninck Quick-Step, dont le site officiel donne à voir la composition pour cette Grande Boucle qui s'élancera le 6 juillet prochain de Bruxelles pour le cinquième départ de l'histoire de l'épreuve depuis la Belgique. Un rendez-vous plus particulier encore pour le Wolfpack et son emblématique leader français, entré l'année dernière dans Paris avec le maillot à pois sur les épaules et deux victoires d'étapes à son actif. Tom Steels n'a pas caché mercredi que tout serait mis en oeuvre de nouveau pour qu'Alaphilippe termine meilleur grimpeur et offre plusieurs succès de nouveau aux siens. L'objectif sera également de permettre au numéro 1 mondial du moment au classement UCI de faire mieux que sa 33eme place finale de 2018. « Julian est un peu une armée d'un seul homme, un vainqueur qui a remporté le maillot de grimpeur l'année dernière de façon spectaculaire. Avec lui, vous serez surement surpris. Certaines étapes, même au cours de la première semaine, lui conviennent le mieux. Lorsque le parcours lui convient, il est l'un des meilleurs au monde. Nous rechercherons donc des victoires d'étape ces jours-là », a prévenu le directeur sportif de la Deceuninck-Quick Step, qui compte également sur Elia Viviani pour faire mieux que les quatre victoires d'étapes obtenues l'année dernière par les Belges et ramener une autre tunique très prisée là aussi, le vert.

Viviani de retour, cinq ans après



Le redoutable sprinteur italien vainqueur notamment de deux étapes sur le Tour de Suisse la semaine dernière ne compte qu'une seule participation sur le Tour, et elle remonte à cinq ans (2014). L'année dernière, son coéquipier et concurrent colombien Fernando Gaviria (aujourd'hui chez UAE Emirates) lui avait été préféré. Ce qui fait dire à Tom Steels que « nous devons nous rappeler que c'est sa première fois depuis des années sur le Tour. Il a fait ses preuves en tant que vainqueur du Grand Tour, mais il s'agit du Tour et avec une équipe complète derrière lui, il devra rester calme et espérer saisir son opportunité à deux mains. Ce sera peut-être difficile d'obtenir le maillot vert, mais nous verrons cela de jour en jour, car il vise les victoires d'étape. » La méthode ayant porté ses fruits sur le Tour de Suisse, Viviani pourra compter sur les mêmes poissons-pilotes que sur le Tour de Suisse, à savoir les Danois Michael Morkov et Kasper Asgreen (1er Tour de France) pour emmener ses sprints. « Nous savons qu'il est fiable, fait toujours son travail et qu'il sera important pour contrôler la course et faire partie du train d'Elia. » Le champion de Belgique Yves Lampaert, qui a prouvé la semaine dernière tout son talent dans l'exercice du contre-la-montre, et l'Argentin Maximiliano Richeze auront eux aussi pour mission de mettre la tornade italienne sur orbite lors des emballages finaux.

Mas pour le général pour son premier Tour de France

« Max est l'un des meilleurs du peloton dans ce domaine, il guidera de manière experte Elia lors des sprints, quand la situation sera vraiment agitée. » Toutefois, Lampaert et Richeze seront avant tout chargés d'accompagner Alaphilippe dans les ascensions quand ils ne chercheront pas à se glisser dans les échappées. Car en montagne, plus que le vétéran Dries Devenyns (35 ans), « Alafpolak » bénéficiera surtout du soutien de luxe d'Enric Mac. A 23 ans, le jeune Espagnol avait marqué les esprits terminé deuxième du dernier Tour d'Espagne. Redoutable grimpeur, il visera une place dans le Top 10 pour sa toute première participation au Tour. « C'est notre pour le général, annonce Steels, mais en même temps, ce seront ses débuts sur le Tour, et même s'il a prouvé dans la Vuelta qu'il pouvait maintenir sa condition pendant trois semaines, c'est le Tour et il est question d'apprentissage. Il est difficile d'expliquer ce qu'est cette course tant que vous n'y avez pas participé. Tout est plus difficile dans le Tour et il a besoin de comprendre ça (...) Heureusement, nous avons Dries sur qui nous pouvons compter. Il sera le bras droit de Mas et le soutiendra le plus longtemps possible. Avec l'expérience et la préparation qu'il a eues, il est vraiment prêt à aider Enric. » Pour ce Tour qui partira de chez elle, la Deceuninck-Quick Step devrait une nouvelle fois faire beaucoup parler d'elle.

Pas de decima pour Gilbert

La Deceuninck-Quick Step se présentera donc à Bruxelles avec la grosse armada. A une exception près, puisque Philippe Gilbert ne fait pas partie des huit coureurs retenus. Grand absent de cette formation retenue pour disputer cette Grande Boucle, 106eme du nom, le vainqueur du dernier Paris-Roubaix a fait les frais des choix de son manager Patrick Lefevere. A 36 ans, le Belge ne disputera donc pas le dixième Tour de France de sa carrière, lui qui avait abandonné en cours de route lors de ces deux dernières participations, en 2017 et 2018. « Avec une telle composition, il était vraiment difficile de choisir huit coureurs et il est dommage que des personnes comme Philippe Gilbert soient laissés pour compte, mais nous pensons qu'il s'agit d'une équipe très équilibrée, assure Steels, probablement moins triste malgré tout de laisser son vétéran sur le bas-côté que Gilbert ne peut l'être lui-même. Nous avons trois leaders qui recherchent un mélange de victoires d'étape et qui ont un impact sur le classement général, ce qui n'est pas facile à mélanger. » En fin de contrat, l'ancien champion du Monde a probablement accueilli ce coup de massue comme le coup de grâce.

CYCLISME / TOUR DE FRANCE 2019

DECEUNINCK-QUICK STEP (BEL)

Julian Alaphilippe (FRA)
Kasper Asgreen (DAN)
Dries Devenyns (BEL)
Yves Lampaert (BEL)
Enric Mas (ESP)
Michael Morkov (DAN)
Max Richeze (ARG)
Elia Viviani (ITA)

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