Sport Planète : Pierre-Ambroise Bosse, l'Hexacup et la fédération française d'aviron au menu du numéro 5

Sport Planète : Pierre-Ambroise Bosse, l'Hexacup et la fédération française d'aviron au menu du numéro 5©Sport Planète, Media365

Aurélien CANOT, Media365, publié le mardi 04 octobre 2022 à 10h50

A l'occasion de l'émission 5 de Sport Planète, le rendez-vous mensuel dédié au sport et à la protection de l'environnement créé conjointement par MAIF et la chaîne Sport en France, Gaëlle Millon a reçu sur son plateau Pierre-Ambroise Bosse ainsi que le fondateur de l'Hexacup. L'engagement de la Fédération française d'aviron pour la planète a également été mis en lumière lors de cette 5eme émission.


Pierre-Ambroise Bosse était l'invité d'honneur de l'émission 5 de "Sport Planète", le programme mensuel dédié au sport et à la protection de l'environnement créé conjointement par MAIF et la chaîne Sport en France. Eco-aventurier du mois, le champion du monde français du 800m en 2017 avait envie de faire passer des messages, et il ne pouvait pas mieux s'y prendre qu'en honorant de sa présence ce rendez-vous qui vise à mettre en lumière toutes celles et tous ceux qui agissent pour un sport éco-responsable et mêle sport et écoresponsabilité. S'il avoue ne pas l'avoir toujours été, le héros tricolore de ces Mondiaux de Londres 2017 se dit aujourd'hui pleinement concerné par la santé de la planète. "Je n'ai pas toujours été exemplaire, au contraire. Je me suis permis d'aller voyager un peu partout pour découvrir le monde, je ne le regrette pas mais je ne le ferais plus. Ça fait partie des petits gestes. Je ne prends pas de jets privés mais je peux arrêter de prendre des longs courriers ou lutter contre l'érosion de la biodiversité en ramassant les déchets. Le reste, ce n'est pas à notre portée. La question écologique est un petit virus que nous avons tous en nous. Surtout quand on fait du sport, particulièrement un sport que l'on doit pratiquer en plein air. Il y a toujours un petit truc à droite à gauche pour gâcher le paysage. J'ai eu la chance de m'entraîner dans des paysages paradisiaques, mais pas que. Notamment au Maroc. On est devant un décor paradisiaque et quand on se retourne, on voit qu'il y a des déchets partout. En Afrique, certaines iles sont la poubelle de l'Europe et on le matérialise quand on est sur place. J'ai eu cette opportunité de faire un éco-jog un jour à Lyon et je me suis vraiment senti citoyen avec l'envie de faire du bien mais surtout en voyant des déchets partout quand j'en suis sorti. Aujourd'hui, je ne regarde plus devant moi dans la rue tellement je vois des mégots par terre quand je marche, c'est terrible !"

Bosse a mouillé le maillot lors du Clean Up Day 

C'est dans ce sens que "PAB" avait donné de sa personne le 17 septembre dernier lors de la journée mondiale du nettoyage (Clean Up Day), à Lille. "On a beaucoup de satisfaction par rapport à l'engouement que nous avons véhiculé. On ne pensait pas attirer autant de monde. On n'a eu que dix équipes mais elles ont compensé largement le manque. On a essayé de rendre l'événement le plus ludique possible avec une grille de cotations, des points bonus... Tout ça au service de l'environnement. Les gens ont joué le jeu, c'était super cool. Ensuite, on a fourni au grand public de quoi ramasser les mégots et tenter de battre le record du monde dans le domaine." Et toujours dans ce souhait de protection de l'environnement, Bosse est même allé plus loin en signant un partenariat avec une marque qui crée des t-shirts écoresponsables et tente de mettre en place le circuit de développement le plus court possible.

La révolution Hexacup

Guillaume Gazcarra se reconnaît lui aussi dans le discours véhiculé par le spécialiste du 800m. L'intéressé a d'ailleurs fondé en 2020 l'Hexacup, un tournoi de football accessible et écoresponsable après avoir constaté que les jeunes étaient de moins en moins licenciés en club et avaient besoin d'une pratique plus simple, autonome, digitalisée et démocratisée. Une initiative qu'il résume de la sorte : "révolutionner le sport pour les jeunes mais en plus l'utiliser pour la planète." Est donc né ce rendez-vous de football gratuit à huit contre huit, avec en contrepartie de cette gratuité pour les participants un engagement dans des actions écoresponsables pour pouvoir participer au tournoi de la fin de l'année. Le tout dans un but de "démocratiser la pratique sportive et faire en sorte que ça serve l'intérêt écologique". Et au-delà de sensibiliser au ramassage des déchets en parallèle de l'événement, l'Hexacup contribuera également à la plantation d'arbres, avec un arbre planté par but marqué lors de ce tournoi qui les équipes disputeront avec un maillot écoresponsable cent pour cent recyclé (récolte des déchets plastique dans la Méditerranée pour en faire des équipements sportifs).

Quand l'aviron montre l'exemple

Place ensuite au "zoom écho" et à l'investissement de la Fédération française d'aviron, sport de nature comptant 45 000 licenciés. Une Fédération verte, éthique et écoresponsable dont Hélène Gigleux est la conseillère technique nationale. Présente elle aussi sur le plateau de Gaëlle Millon, elle a décrit longuement l'engagement de la FFA pour la planète. Au menu de l'instance : des actions de préservation de l'environnement, d'entretien des sites et de nettoyage des berges, les pratiquants ayant la possibilité de signaler des problèmes en bord de rivière (décharges sauvages, pollution...), mais également, au quotidien, la mise en place d'un diagnostic, la récupération de l'eau de pluie pour laver les bateaux, des outils d'éducation pédagogique à l'environnement ou encore une mallette pédagogique pour mieux connaître la faune et la flore afin de mieux la préserver. Des actions à l'honneur lors des épreuves qu'organise la FFA, comme cela a été le cas lors des Championnats du monde Master, à Libourne, en septembre dernier. Une initiative collective du club de Libourne qui lui a valu la certification Iso20121, alors qu'un club français n'avait pu jusqu'alors se vanter de recevoir cette notification. « C'est un événement unique en France, la dernière fois, c'était à Vichy, il y a vingt ans », avait apprécié le président de la FFA Christian Vandenberghe au micro de Sport en France en parallèle de l'événement, qui a réuni 50 nationalités, 620 courses, 10 000 personnes présentes, dont 8 500 rameurs, sur les cinq jours de compétition.

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