Laura Flessel : " Etre la ministre préférée ? Ça me force à travailler deux fois plus "

Laura Flessel : " Etre la ministre préférée ? Ça me force à travailler deux fois plus "©Media365

Aurélie SACCHELLI, publié le samedi 25 novembre 2017 à 13h57

Présente ce samedi à Villeneuve d'Ascq pour assister au double de la finale de la Coupe Davis. La ministre des Sports Laura Flessel en a profité pour balayer divers sujets.

Laura Flessel, Yannick Noah a pointé le manque d'ambiance côté français vendredi, qu'en pensez-vous ?
J'ai hâte de voir tous ces Français qui vont encourager cette équipe de France de double. En tant que sportif, on a besoin, et on adore entendre ces encouragements, surtout dans des moments décisifs.

Yannick Noah est-il l'homme de la situation ?
La Fédération a bien choisi son capitaine d'équipe, comme à chaque fois. C'est vrai que l'homme me plait beaucoup. Il a su insuffler une dynamique. On voit une certaine sérénité.

Ce samedi marque la journée de lutte contre la violence faite aux femmes. Le monde du sport est également touché, c'est important pour vous d'en parler ?
C'est important qu'on entende des voix au niveau du ministère. Avant d'être ministre, j'étais au conseil d'administration de la Fondation des femmes. L'objectif, c'est d'amener la parole, communiquer pour les langues se délient. Il faut de l'accompagnement, de la pédagogie, de la sanction. Mais il faut aussi passer par la reconstruction pour les femmes. On est tous responsable. C'est un travail au quotidien. On a des numéros verts, des outils pédagogiques, des Fédérations qui sont très en alerte, mais on peut toujours faire plus.

Flessel : « 80 médailles, ce n'est pas rien, mais ça passera par un accompagnement »
Un récent sondage a dévoilé que vous étiez la ministre préférée des Français, que ressentez-vous ?
Ça me force à travailler encore plus, à aller sur le terrain deux fois plus. Mon objectif, c'est d'être la ministre qui va développer le sport partout. On a aussi à gérer les grands événements qui vont avoir lieu chez nous, ça demande une responsabilité pour que tout un chacun puisse se retrouver, qu'on puisse être dans la prévention, l'accompagnement, et pourquoi pas dans la gagne. (ce sondage) Ça me force à travailler deux fois plus, mais c'est toujours valorisant. Je suis très concentrée sur mes différents projets.

Vous estimez toujours que la France peut remporter 80 médailles aux JO de Paris 2024 (contre 42 à Rio en 2016, par exemple) ?
Mon premier objectif, c'est d'aller chercher 3 millions de pratiquants supplémentaires, notamment dans les écoles et les universités. La deuxième objectif, c'est d'amener une sérénité chez nos sportifs pour qu'ils aillent chercher le plus de médailles possibles. 80 médailles, ce n'est pas rien, mais ça passera par un accompagnement, et j'ai demandé à Claude Onesta (désormais chargé de mission sur la performance des équipes de France, ndlr) de travailler en ce sens pour ramener des résultats d'ici le début de l'année prochaine afin d'améliorer la haute performance en France.

 



Propos recueillis par A.S. à Villeneuve d'Ascq

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