L'AMA tente de justifier le blanchissement de Christopher Froome

L'AMA tente de justifier le blanchissement de Christopher Froome©Media365

Sylvian Baudry, publié le jeudi 12 juillet 2018 à 12h32

Ce mercredi, l'Agence mondiale antidopage a tenté de justifier, dans un communiqué, sa décision de blanchir Christopher Froome pour son contrôle anormal au salbutamol. Sans vraiment convaincre.

Froome blanchi, l'Agence mondiale antidopage sort du silence, sans se montrer vraiment convaincante pour autant. A un peu plus d'une semaine du Tour de France, l'AMA avait décidé de requalifier le contrôle anormal de Christopher Froome au salbutamol. Ce qui avait eu pour conséquence le blanchissement du coureur de la Sky par l'Union cycliste internationale (UCI), qui n'avait alors plus de raison de le suspendre.

Ce mercredi, en fin de journée, l'AMA a publié un long communiqué, censé « clarifier les faits à propos de la décision de l'UCI ». Mais, à la lecture de celui-ci, les véritables arguments sont assez maigres. Ils tiennent en ces lignes : « La combinaison de la variabilité de l'excrétion de salbutamol avant le contrôle antidopage et le nombre de contrôles effectués consécutivement signifient que le résultat analytique ne peut pas être considéré comme anormal avec la dose autorisée de salbutamol inhalé. »

Des circonstances atténuantes pour Froome ?


Selon l'autorité antidopage internationale, le test ne pouvait être valable, et ce pour plusieurs raisons : « Sa condition physique, ce qui comprend sa maladie (une infection), des symptômes asthmatiques exacerbés, une augmentation de la dose (de Ventoline) sur une période courte, une déshydratation, et le fait qu'il était à mi-chemin d'une course cycliste à étapes. » Nombre de ces justifications sont au moins discutables, mais la dernière l'est de toute évidence. Le contrôle fatidique a été effectué lors de la 18eme étape de la Vuelta... sur 21. Soit bien plus de la mi-course.

L'AMA a par ailleurs avancé des statistiques internes peu évocatrices de la bonne foi du quadruple vainqueur du Tour et de son équipe. Entre 2013 et 2017, sur les 41 cas de présence de salbutamol, 20% ont ainsi été classés sans suite. Pas vraiment de quoi faire définitivement taire les sceptiques.

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