Gymnastique : Deux Britanniques pointent du doigt une " culture de la peur " dans leur sport

Gymnastique : Deux Britanniques pointent du doigt une " culture de la peur " dans leur sport©Media365
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Marie Mahé : publié le vendredi 10 juillet 2020 à 16h00

Dans une déclaration commune ce vendredi, les sœurs Rebecca et Elissa Downie ont dénoncé le climat qui règne dans leur discipline, la gymnastique, chez elles, en Grande-Bretagne.



Des langues se délient. En effet, deux gymnastes britanniques, médaillées mondiales, dénoncent une « culture de la peur » au sein de leur propre discipline sportive. Il s'agit des sœurs Rebecca et Elissa Downie. Rebecca (28 ans) a été médaillée d'argent aux barres asymétriques aux Mondiaux 2019, tandis qu'Elissa (20 ans) l'a également été durant cette même compétition, mais en bronze au saut. Ce vendredi, les deux sportives parlent ainsi d'un « climat de peur et d'abus mental » et plus précisément chez elles, en Grande-Bretagne, suite à l'ouverture d'une enquête indépendante par leur propre Fédération, à propos de différentes allégations de mauvais traitements. Les deux sœurs ont ainsi publié une déclaration commune, via leurs réseaux sociaux respectifs, dans laquelle elles révèlent avoir été victimes de plusieurs intimidations et autres abus, notamment au sujet de leur poids.

« Nous avons le devoir de veiller au bien-être des jeunes filles qui commencent la gymnastique »

Selon Elissa, cela a même « laissé de profondes cicatrices qui ne seront jamais guéries. » Les deux sœurs ont également écrit : « Nous n'avons certainement pas réalisé à quel point c'était mal à l'époque. Il a fallu des années et des années pour le comprendre et l'accepter. » Cette décision de s'exprimer publiquement leur est venue après avoir pris connaissances d'autres témoignages « courageux » de gymnastes : « Nous reconnaissons toutes deux l'environnement de peur et d'abus mental que celles qui nous ont précédées ont décrit avec tant de courage. Pendant trop longtemps, la santé et le bien-être des jeunes filles ont été d'une importance secondaire par rapport à une culture dépassée, cruelle et que nous qualifions de souvent inefficace au sein de l'entraînement de gymnastique féminine. Nous nous exprimons maintenant, juste un an avant les Jeux Olympiques, parce que nous avons le devoir de veiller au bien-être des jeunes filles qui commencent la gymnastique, et leur sécurité est plus importante que n'importe quelle médaille olympique. »

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