Flop 5 français : La rédaction fait le bilan de 2017

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Rédaction Sport365, publié le lundi 01 janvier 2018 à 09h40

Début d'année oblige, la rédaction a voté pour son Flop 5 français de 2017. Le voici, et n'hésitez pas à livrer vos commentaires !

N°1 : Le XV de France au fond du trou L'année 2017 avait pourtant bien commencé pour le XV de France. Malgré deux défaites face à l'Angleterre et l'Irlande, les hommes de Guy Novès ont terminé à la troisième place du Tournoi des VI Nations. Sous les ordres d'un nouveau président de la Fédération (Bernard Laporte), les spéculations autour de ce XV de France version 2017 n'étaient pas mauvaises. Mais la tournée d'été en Afrique du Sud a vite refroidi les supporters tricolores. Trois défaites face aux Springboks avec 109 points encaissés et l'incapacité d'inscrire plus de quinze unités lors d'une rencontre ont révélé les maux de ces Bleus au grand jour. Les langues se sont alors déliées. Des désaccords entre Serge Simon et Guy Novès aux doutes concernant l'avenir du sélectionneur en passant par une préparation physique critiquée, le XV de France a connu bien des mésaventures avant la tournée d'automne. Quatre tests qui resteront dans les mémoires, malheureusement pas dans le bon sens du terme, avec deux revers contre la Nouvelle-Zélande, un face à l'Afrique du Sud et un match nul devant le Japon. Au-delà des résultats, le jeu proposé par le XV de France et l'incapacité de trouver des solutions offensivement ont déçu bon nombre de Français qui ne peuvent attendre qu'une réaction positive en 2018, sous la houlette d'un nouveau sélectionneur, Jacques Brunel.N°2 : La fusion rocambolesque Racing 92-Stade Français Le 13 mars dernier, une annonce a bouleversé le rugby français. A la surprise générale, le président du Racing 92 Jacky Lorenzetti et son homologue du Stade Français Thomas Savare ont annoncé la fusion des deux clubs, « dans l'intérêt de conserver une équipe compétitive au plus haut niveau. » Une nouvelle dont personne n'était au courant, même pas les joueurs des deux formations. Douzièmes et en difficulté en Top 14, les joueurs de la Capitale n'ont pas attendu avant de réagir. Entre réunions, grèves et prises de paroles, les rugbymen du Stade Français n'ont pas caché leur mécontentement tout au long de la semaine qui a suivi, par peur de voir disparaître leur club. Alors que cette affaire de fusion ne cessait de rebondir, jour après jour, elle a pris fin le 19 mars. Mais si Lorenzetti et Savare ont abandonné leur projet fou, les joueurs l'ont eu en tête jusqu'à la fin de la saison puisque les deux formations ont signé quatre victoires sur les six derniers matchs dont un derby sous tension remporté par le Stade Français. Aujourd'hui la fusion n'est qu'un lointain souvenir, mais le paysage du rugby français a bien failli virer au cauchemar. N°3 : Sans Parker, les Bleus déboussolés Désormais privée de Tony Parker, l'équipe de France de basketball s'est bien ratée pour sa première sortie sans son emblématique meneur. Privés également de Rudy Gobert et Nicolas Batum, les Bleus de Vincent Collet ont été sortis dès les huitièmes de finale par l'Allemagne (84-81). Une sacrée contre-performance qui prouve que l'après-Parker pourrait être bien plus compliqué que prévu. En effet, il a manqué un leader à cette équipe malgré la présence de l'inusable Boris Diaw. La défaite initiale contre la Finlande (86-84) l'a montré, dans les moments importants, la France va donc devoir se retrouver une âme. Mais également une histoire et un vécu sans son ancienne gloire. Si le choix de la continuité a été fait en gardant Collet, le groupe est à reconstruire et la future réussite des Français pourrait passer par une meilleure utilisation d'Evan Fournier, valeur sûre en NBA. Le rendez-vous est donc pris en Chine en 2019 pour la Coupe du Monde, qui on l'espère sera bien meilleure pour les Bleus avec de nouveaux leaders et une nouvelle génération qui se sera affirmée. N°4 : Le tennis masculin en perdition Le jour et la nuit. Alors que les Bleus ont renoué avec la victoire en Coupe Davis, ils ont proposé sur le plan individuel une saison inversement proportionnelle. En butant en quarts de finale de l'Open d'Australie uniquement sur Stan Wawrinka, Jo-Wilfried Tsonga avait pourtant laissé penser que la saison des tennismen français allait être belle. Mais elle a tourné au fiasco, avec une absence quasi systématique en deuxième semaine dans les tournois du Grand Chelem, et pas beaucoup plus de résultats dans les Masters 1000, si l'on excepte la place de Lucas Pouille dans le dernier carré à Monte-Carlo. A eux deux, Tsonga et Pouille ont certes cumulé sept succès, mais dans des tournois moins relevés. Pour le reste, cela a été le néant, les nombreuses blessures, pépins en tout genre ou passages à vide de l'ancien numéro 1 français Gaël Monfils venant noircir encore un peu plus le tableau. A l'arrivée, il n'y a donc rien d'étonnant à ne retrouver aucun Bleu dans le Top 10, et un seul (Tsonga, n°15) dans les quinze premiers du classement. Parfait symbole de cette France individuelle qui perd, Gilles Simon n'a jamais été aussi près de quitter le Top 100. Le seul vent de fraîcheur est venu du surprenant Adrian Mannarino, quart de finaliste à Montréal avant de se hisser jusqu'en finale à Tokyo. Bien faible malgré tout. N°5 : La team Yavbou incapable d'assumer son statut de favorite 2017 a fait vivre à l'équipe de France masculine de volley une certaine dose d'émotions fortes. Si les hommes de Laurent Tillie ont brillamment remporté une deuxième Ligue mondiale en juillet, après 2015, leur parcours au Championnat d'Europe, deux mois plus tard, est venu ternir une année qui aurait pu être parfaite. Pourtant, au moment d'entamer la compétition en Pologne, la team Yavbou était bien... tenante du titre. Mais pour cette 30eme édition, la mayonnaise n'a jamais vraiment pris côté français. D'entrée, les Tricolores ont été cueillis à froid par une surprenante équipe de Belgique (2-3), alors qu'on les disait grandissimes favoris d'une poule D où figuraient également la Turquie et les Pays-Bas. La France a finalement réussi à assurer la deuxième place du groupe, après avoir remporté, non sans mal, ses deux dernières rencontres. Obligés donc d'en passer par les barrages, les partenaires d'Earvin Ngapeth ont vu leur aventure continentale s'arrêter net, aux portes des quarts de finale, contre la République tchèque (1-3). Un retour à la maison prématuré et totalement inattendu pour une équipe de France, incapable de gérer la pression. Ont également été cités : Mladenovic, Grosjean, l'équipe de Fed Cup, Laporte, Citroën en WRC, l'équipe de natation, l'équipage en Coupe de l'America, Alexis Pinturault et Renaud Lavillenie

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