Escrime - Championnats du monde : Les épéistes sur le toit du monde !

Escrime - Championnats du monde : Les épéistes sur le toit du monde !©Media365

Aurélie SACCHELLI, publié le lundi 22 juillet 2019 à 20h35

L'équipe de France d'épée masculine est devenue championne du monde à Budapest, après sa victoire en finale contre l'Ukraine (45-37). L'équipe de fleuret féminin visait quant à elle le bronze face aux Etats-Unis, mais elle s'est finalement inclinée (45-43). Les fleurettistes hommes et les sabreuses se sont qualifiés pour les quarts de finale, qui se dérouleront mardi.

Les épreuves individuelles sont désormais terminées aux championnats du monde d'escrime de Budapest, et ce sont les épreuves par équipes qui vont clôturer le programme, lundi et mardi.

Troisième médaille pour la France aux Mondiaux d'escrime ! Après l'or d'Enzo Lefort et l'argent de Pauline Ranvier au fleuret, l'équipe masculine d'épée s'est parée d'or, ce qui semblait largement dans ses cordes, au vu de sa forme des deux derniers jours. En finale, les Tricolores, champions olympiques en titre (avec Jérent et Borel, mais pas Gustin), se sont mesurés à l'Ukraine d'Igor Reizlin, médaillé de bronze en individuel la semaine passée, qui n'a cédé que dans le dernier assaut (45-37). Car si tout avait bien commencé pour les Bleus (10-7, après le deuxième assaut, celui de Ronan Gustin), tout s'est inversé après le premier passage de Daniel Jérent, qui a encaissé un 2-6 (12-13). Si l'écart est resté à une touche lors des deux assauts suivants, celui de Ronan Gustin (15-16) et celui de Yannick Borel (23-24), les Ukrainiens ont pris trois touches d'avance, après le nouveau passage de Jérent, décidément pas à son aise (25-28). Si Ronan Gustin a ensuite maintenu les Bleus à flot (30-32), Daniel Jérent s'est plutôt bien rattrapé (35-35), afin de mettre Yannick Borel, sur orbite. Le champion du monde 2018 était en feu et a alors infligé un cinglant 10-2 à son adversaire totalement impuissant. Suffisant donc pour offrir le titre à une équipe de France (45-37), désormais triple championne du monde de la spécialité, après 2011 et 2017.

Auparavant, les Bleus avaient éliminé en demi-finales les tenants du titre suisses. Et ce ne fut pas une petite victoire. Daniel Jérent, Yannick Borel et Ronan Gustin l'ont emporté 45-27, en menant tout au long de la partie (15-7 après les trois premiers assauts, 30-18 après les trois suivants et donc 45-27 pour finir) face aux trois Suisses qui avaient décroché l'or l'an passé en Chine !

Dans la matinée, les Français, tombeurs du Canada dimanche, avaient poursuivi sur leur lancée en écrasant la Corée du Sud, pourtant vice-championne du monde en titre, sur le score de 45-28. Il n'y a pas eu de suspense lors de ce quart de finale, où la France a creusé l'écart tout au long du match (15-8 après les trois premiers assauts de Yannick Borel, Ronan Gustin et Daniel Jerent, 30-19 après les trois suivants, et 45-28 pour finir).

Les fleurettistes finissent fanny

Une première médaille aurait pu tomber ce lundi, grâce aux fleurettistes femmes. Médaillées de bronze aux Mondiaux 2018 et d'argent à l'Euro 2019, les Françaises disputaient la petite finale contre les Etats-Unis, champions du monde en titre (mais éliminés 45-36 par la Russie). Finalement, les Bleues ne ramèneront pas cette breloque, puisqu'elles se sont inclinées de justesse, sur le score de 45 à 43. Tout avait pourtant bien commencé, puisque la France a fait la course en tête jusqu'au sixième assaut. Juste avant, Ysaora Thibus avait conclu à 22-25 avant que Pauline Ranvier ne lui succède. La vice-championne en individuel a eu davantage de difficulté et a passé le flambeau à Anita Blaze, avec un retard d'une touche (30-29). Un retard qui s'est finalement accentué lorsque Ranvier est revenue sur la piste (35-31). Toutefois, la fleurettiste a su trouver un nouveau souffle, avant de passer la main à Ysaora Thibus (38-40). Cette dernière s'est complètement loupée et les Américaines ont pu exulter (45-43). Le titre mondial est revenu à la Russie, vainqueur à la mort subite de l'Italie (43-42).

Plus tôt dans la journée, les Bleues s'étaient inclinées en demi-finale contre l'Italie, vice-championne du monde en titre, sur le score de 45-37. Les Italiennes ont toujours mené lors de ce match, même si les Bleues sont revenues à 24-22 après le cinquième relais, mené par Anita Blaze. Pauline Ranvier (vice-championne du monde) et Ysaora Thibus ont tout donné également, mais Di Francisca (sacrée championne d'Europe le mois dernier, et médaillée de bronze aux Mondiaux en individuel), Errigo (médaillée de bronze aux Mondiaux) et Volpi (médaillée de bronze à l'Euro, comme Thibus) étaient trop fortes.

Dans la matinée, les Françaises (qui avaient dominé Singapour dimanche en huitième), avaient enchaîné avec une victoire 45-39 contre la Pologne. Pauline Ranvier, la vice-championne du monde, avait parfaitement lancé le match en s'imposant 5-0, puis la Pologne est revenue à hauteur (11-10) après les deuxième et troisième relais (Ysaora Thibus et Anita Blaze côté français). Après le septième assaut, le score était de 32-32, Solène Butruille, qui avait remplacé Anita Blaze blessée, ayant encaissé un 6-2. Mais Ranvier et Thibus ont remis la France sur le bon chemin, pour décrocher cette première victoire de la journée.

Les fleurettistes et les sabreuses en quarts

Les seizièmes et les huitièmes de finale se déroulaient également ce lundi pour les équipes de France de fleuret masculin et de sabre féminin, avec l'espoir de disputer les quarts mardi. Les fleurettistes, sacrés champions d'Europe le mois dernier, ont parfaitement commencé leur compétition en battant la Slovaquie 45-23 dans un match à sens unique où Erwann Le Péchoux, Maxime Pauty et Julien Mertine n'ont jamais été menés. Ils ont ensuite enchaîné avec une victoire 45-32 contre le Canada où, là encore, ils ont mené de bout en bout (15-10 après les trois premiers assauts, 30-20 après les trois suivants, le champion du monde Enzo Lefort ayant remplacé Julien Mertine). Les Bleus auront donc le droit de disputer les quarts de finale mardi contre l'Allemagne, qu'ils ont battue en finale du dernier Euro.

Les sabreuses, exemptées de seizièmes en tant que championnes du monde en titre (et médaillées de bronze au dernier Euro), affrontaient quant à elles la Turquie en huitièmes de finale, et elles se sont facilement imposées 45-24, dans un match assez facile, avec Manon Brunet, Cécilia Berder et Charlotte Lembach aux manettes (15-11 après les trois premiers assauts, 30-15 après les trois suivants). Ce mardi, la France affrontera l'Ukraine pour une place dans le dernier carré.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.