Equitation : De la prison avec sursis pour un cavalier accusé de cruauté envers son cheval

Equitation : De la prison avec sursis pour un cavalier accusé de cruauté envers son cheval©Media365
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Paul Rouget : publié le vendredi 27 novembre 2020 à 14h12

Le cavalier irlandais Kevin Thornton a écopé de 12 mois de prison avec sursis après la mort de l'étalon Flogas Sunset Cruise à Cagnes-sur-Mer en 2016.

 

Kevin Thornton "avait voulu donner une leçon, en faisant subir un véritable parcours du combattant à son cheval", a déclaré à Nice-Matin Maître Bernard Rossanino, avocat de l'hippodrome de Cagnes-sur-Mer, où le cheval du cavalier irlandais était mort d'épuisement le 10 octobre 2016 lors d'un entraînement du GPA Jump Festival. Poursuivi pour "sévices graves où actes de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou captif", Thornton, qui n'était pas présent à l'audience du 23 septembre, a été condamné à 12 mois de prison ferme, à une interdiction définitive de détenir un animal et à une interdiction d'exercer la profession de cavalier pendant cinq ans. 

"Je ne suis pas cette personne"

Flogas Sunset Cruise, un étalon gris de 10 ans, avait été soumis à un intense galop ainsi qu'à des violents coups de cravache selon des témoins. Il s'était ensuite effondré. Dans un communiqué publié sur Facebook deux jours après la mort de l'animal, le cavalier, qui réside en Suisse, s'était vertement défendu, se disant "complètement dévasté" par le décès de ce "cheval très spécial. Et j'ai une excellente relation avec tous mes chevaux. Je fais d'énormes efforts pour veiller à leur bien-être et en tirer le meilleur parti chaque jour. Je n'ai jamais fait du mal à un cheval et je ne le ferai jamais. Je ne suis pas cette personne." Plusieurs associations de défense des animaux s'étaient portées partie civile et ont obtenu 1 500 euros de dommages et intérêts sur le fondement de l'article 475-1 du code de procédure pénale, qui prévoit que l'auteur d'une infraction peut être condamné à payer à la partie civile une somme correspondant aux frais exposés par celle-ci et non payés par l'État. Ce qui a permis à la société des courses Côte d'Azur, d'obtenir 1 000 euros, ainsi qu'un un euro de dommages et intérêts. 

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