Des athlètes français soupçonnés de dopage ?

Des athlètes français soupçonnés de dopage ?©Media365
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Yannis Dakik, publié le vendredi 23 mars 2018 à 12h57

Avant le succès des Français à Pyeongchang, le Sunday Times avait révélé que certains athlètes avaient fourni des profils sanguins anormaux. Ce vendredi, Le Monde a confirmé l'information, ajoutant que les faits seraient encore plus graves.

Certains fondeurs français se seraient-ils dopés ? C'est ce que révélait le Sunday Times dans un article paru avant le Jeux  Olympiques de Pyeongchang. Problème, Le Monde a révélé s'être procuré les documents mettant en cause les athlètes concernés et confirme les faits. Pire, les chiffres seraient encore plus graves. Le journal Britannique s'est basé sur des échantillons recueillis par la Fédération Internationale de Ski entre 2001 et 2009 et a affirmé que 29% des fondeurs français ainsi que ceux participant au combiné nordique ont présenté des valeurs sanguines anormales. Afin de vérifier les chiffres sortis par le Times, Le Monde a isolé treize athlètes et les a ensuite remis au docteur James Stray-Gundersen, de manière anonyme. Ce dernier confirme que neuf des treize athlètes présentaient des profils « suspects ». Quant aux raisons de cet "oubli", le docteur  indique qu'« il peut tout à fait y avoir des explications bénignes à ces schémas (et qu'une) enquête devrait être menée sur les pratiques de l'équipe de France de ski de fond entre les JO de Turin (2006) et de Vancouver (2010). » Cependant, la médecin de la Fédération française de ski (FFS) depuis 1992, Marie-Philippe Rousseaux-Blanchi, a révélé que « ces athlètes ne se sont jamais dopés. Les courbes d'hémoglobine n'étaient jamais incohérentes. Je peux très largement défendre ces athlètes. » C'est Roberto Gal qui entraînait l'équipe de France de ski de fond entre 2006 et 2010. L'Italien a plus tard été mêlé dans des affaires dopages même si Le Monde affirme que ce dernier ne s'occupait uniquement de la préparation des skis de la sélection transalpine. Le doute subsiste donc, affaire à suivre...

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