Bilan 2021 : Le Top 5 français de la rédaction

Bilan 2021 : Le Top 5 français de la rédaction©panoramic, Media365
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Rédaction Media365, publié le vendredi 31 décembre 2021 à 08h00

L'année 2021 a été riche en événements sportifs. Les stars du sport, françaises ou étrangères, nous ont impressionnés ou nous ont déçus. En ce 31 décembre, la rédaction vous livre son Top 5 français de 2021 (hors football).


N°1 : Les sports collectifs au sommet

Ce n'était pourtant pas spécialement parti pour être les plus beaux Jeux de l'histoire des sports collectifs français. Si les garçons du basket créent la surprise en dominant les Etats-Unis, les filles tombent d'entrée contre le Japon, pendant que leurs homologues du hand perdent deux de leurs quatre premiers matchs - seuls les garçons, comme au basket, réussiront d'entrée un carton plein - et que les volleyeurs s'inclinent eux sur deux de leurs trois premières sorties. Et puis, le miracle sera bel et bien global : les basketteuses terminent d'un cheveu dans les deux meilleures troisièmes, malgré une dernière défaite contre les Américaines ; les handballeuses remportent un véritable huitième de finale contre le Brésil ; les volleyeurs, battus eux par le Brésil, prennent néanmoins le set nécessaire pour passer également. Tout le monde connaît la suite et cette quintuple orgie de médailles... Impossible d'en vouloir aux équipes de France de basket, particulièrement aux garçons, de ne pas avoir ramené le titre - contrairement au hand et au volley, vainqueur de cette incroyable finale 3-2 face à la Russie pour la dernière du coach Laurent Tillie -, leur sport restant l'apanage d'un seul pays comme ce n'est le cas dans aucune autre discipline olympique du genre. Les hommes de Vincent Collet ont même tenu la dragée haute à Team USA en n'échouant qu'à cinq petits points en finale (87-82).

N°2 : Quartararo écrit l'histoire

Après une saison 2019 d'apprentissage de la catégorie-reine puis la frustration née d'une fin d'année 2020 manquée, Fabio Quartararo a su tout mettre bout-à-bout pour devenir le numéro 1. En 2021, « El Diablo » a écrit la plus belle page d'histoire de la moto française qui, après avoir remporté bien des titres dans différentes catégories, tient enfin son premier champion du monde MotoGP. A peine arrivé dans le giron de l'écurie officielle Yamaha, le Niçois a pris l'ascendant sur son coéquipier Maverick Viñales, qui a préféré partir en milieu de saison, et sur l'ensemble de ses adversaires. Avec des victoires lors du Grand Prix de Doha puis au Portugal, Fabio Quartararo s'est installé en tête du championnat pour ne plus jamais l'abandonner. Même un syndrome des loges lors du Grand Prix d'Espagne n'a pas pu freiner le pilote français. Sur le podium à domicile puis victorieux en Italie, sur un circuit du Mugello pas favorable aux qualités de sa machine, « El Diablo » a consolidé sa mainmise sur le championnat avec une victoire à Assen puis une démonstration à Silverstone, donnant un coup quasiment fatal au moral de ses adversaires. Si la fin de la saison a établi Francesco Bagnaia comme son principal rival, Fabio Quartararo a fait mieux que gérer avant de savourer son titre à deux courses de la fin après une chute de l'Italien lors du Grand Prix d'Emilie-Romagne. Désormais, le Français va devoir confirmer alors que Ducati fourbit ses armes pour lui répondre la saison prochaine.

N°3 : Pinturault, le successeur d'Alphand

Vingt-quatre ans que la France attendait ça ! Depuis Luc Alphand en 1997, aucun skieur tricolore n'était parvenu à décrocher le gros globe de cristal. Monté sur le podium du classement général de la Coupe du Monde à cinq reprises depuis 2014, Alexis Pinturault a enfin décroché le Graal en 2021. Alors qu'il aurait sans doute été sacré en 2020 si la pandémie de coronavirus n'avait pas interrompu la saison plus tôt que prévu et offert sur un plateau le globe au Norvégien Aleksander Aamodt Kilde, le skieur de 30 ans a enfin été récompensé de sa régularité. Lors de la saison 2020-21, Alexis Pinturault a remporté quatre géants et une épreuve parallèle et a fini troisième de trois slaloms et d'un géant. Vainqueur de la Coupe du Monde de géant et septième de celle du slalom, le Français a également plus que limité la casse en Super-G, avec quatre places dans le Top 15. Il n'a en revanche participé à aucune descente, préférant de pas perdre trop d'énergie pour tenir jusqu'à la fin de saison dans cette course au globe de cristal. Au final, il a terminé avec 167 points d'avance sur le Suisse Marco Odermatt et 446 sur l'Autrichien Marco Schwarz. Pour couronner le tout, il a ajouté, lors des championnats du monde de Cortina d'Ampezzo, deux médailles mondiales à sa collection, qui en comptait déjà quatre : le bronze en Super-G et l'argent en combiné. Il aurait sans doute rêvé d'or, mais le cristal suffit à son bonheur ! L'or, il espère bien le ramener en 2022 lors des JO de Pékin...

N°4 : Le XV de France, Toulouse, Dupont..., le rugby français est de retour !

Comme au bon vieux temps, le rugby tricolore a retrouvé son lustre d'antan. Lors du Tournoi des 6 Nations d'abord avec une campagne haletante permettant au XV de France de jouer le titre jusqu'à la dernière journée. Le parcours a notamment été marqué par la première victoire française en Irlande depuis dix ans (13-15) et par le succès bonifié à domicile dans le temps additionnel contre le pays de Galles venu jouer le Grand Chelem au Stade de France (32-30). Finalement les Bleus ont échoué à une seconde place aussi décevante qu'encourageante. Les espoirs naissant de cet hiver chaleureux ont donné naissance à un été merveilleux. Puis à un automne radieux. En tournée en Australie au mois de juillet, un XV de France rajeuni par Fabien Galthié a tenu la dragée haute aux Wallabies lors de deux test-matchs et en a remporté un avec brio, le premier sur l'île-continent depuis 31 ans ! La confirmation de cette euphorie avec le retour des cadres a bien eu lieu en novembre avec un 3/3 fabuleux, achevé en apothéose grâce à la première victoire contre la Nouvelle-Zélande depuis 2009. La plus large de l'histoire des Bleus contre les All Blacks (40-15). Ce visage on ne peut plus séduisant du rugby français rayonne à tous les étages. A titre individuel pour commencer. Le demi de mêlée Antoine Dupont a reçu le prix de meilleur joueur du monde décerné par World Rugby, à l'instar de son sélectionneur en 2002 et de Thierry Dusautoir en 2009. Un titre logique, récompensant l'année de rêve de l'ancien Castrais. Ses qualités physiques monstrueuses et sa vision ont grandement contribué à guider le Stade Toulousain vers un doublé historique comme en 1996, Top 14 - Champions Cup, faisant du club de la Ville rose, l'écurie la plus titrée de France et d'Europe. Les Rouge et Noir ont soulevé le Bouclier de Brennus à 21 reprises et la Coupe d'Europe cinq fois. En 2021 Fabien Galthié et les clubs tricolores semblent avoir retrouvé leur légendaire "french flair", pourvu que cela dure...

N°5 : Alaphilippe, l'incroyable doublé !

Il l'a (re)fait ! Quasiment un an jour pour jour après avoir été sacré champion du monde sur la piste du célèbre circuit automobile d'Imola (Italie), Julian Alaphilippe a récidivé en Belgique le 26 septembre dernier, devançant de nouveau la concurrence pour remporter à Louvain son deuxième maillot arc-en-ciel consécutif ! Le Tricolore avait pourtant fort à faire, notamment contre l'armada d'outre-Quiévrain emmenée par Wout Van Aert. Mais comme les autres, les Belges, à domicile, ont dû s'avouer vaincus devant les hommes de Thomas Voeckler. Car la tactique, osée, mise en place par le sélectionneur français a encore porté ses fruits, tous les rivaux des Bleus cédant un par un face aux banderilles d'Alaphilippe, mais aussi de Benoît Cosnefroy, Anthony Turgis, Christophe Laporte, Arnaud Démare ou encore Valentin Madouas, autant de coureurs qui ont tout donné pour leur leader. Et ça a payé. Car la dernière attaque, placée par Alaphilippe lui-même à un peu plus de 17 kilomètres de l'arrivée, aura été la bonne pour le natif de Saint-Amand-Montrond, qui allait s'imposer devant le Néerlandais Dylan van Baarle et le Danois Michael Valgren. Celui qui incarne sans doute le mieux le panache dans le cyclisme actuel aura même réussi à retourner le public belge, après avoir été insulté le long d'un parcours où il aura aussi dû éviter les jets de bière. Pas rancunier, le coureur de la Deceuninck- Quick Step allait ensuite communier avec les fans locaux sur le podium de ces championnats du monde. Une énième preuve que Julian Alaphilippe est décidément un champion d'exception, lui qui aura encore remporté la Flèche wallonne en 2021, ainsi que sa sixième victoire d'étape sur le Tour de France, où il a de nouveau porté le maillot jaune. Sans en faire (encore ?) un objectif de sa saison...

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