Bilan 2019 : Le Flop 5 international de la rédaction

Bilan 2019 : Le Flop 5 international de la rédaction©Media365
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Rédaction Sport365 : publié le mercredi 01 janvier 2020 à 09h00

2019 a été riche en événements sportifs. Les stars du sport, françaises ou étrangères, nous ont impressionnés ou nous ont beaucoup déçus. En ce jour de l'An, la rédaction vous livre son Flop 5 international de 2019 (hors football).


N°1 : La Russie reste à l'écart

Malgré les menaces et les sanctions, la Russie n'a toujours pas réussi à se débarrasser de son problème avec le dopage. Le comité national olympique russe a même terminé l'année avec une suspension de quatre ans. Une décision prise par le comité exécutif de l'Agence Mondiale Antidopage pour sanctionner de nouvelles manipulations réalisées par la RUSADA, l'agence anti-dopage russe. Déjà suspendue, la Russie avait obtenu le droit d'être réintégrée à l'agence mondiale anti-dopage en échange de la remise des données du laboratoire de Moscou. Des données qui avait été dissimulées dans un premier temps. Et qui ont finalement été modifiées avant d'être envoyées à l'instance basée à Montréal. Une tromperie découverte par les enquêteurs de l'AMA qui ont décidé de sévir à moins d'un an des Jeux olympiques d'été de Tokyo. Un véritable feuilleton qui s'est récemment poursuivi par l'appel de la Russie devant le TAS. Un dernier baroud d'honneur alors que Iouri Ganus, le nouveau directeur de l'antidopage russe a avoué l'existence de la triche organisée. Mais dans son pays, la théorie du complot occidental a la cote. Et c'est l'image du sport dans son intégralité qui se retrouve impactée.

N°2 : La nouvelle Coupe Davis, que de couacs !

Largement critiquée dès sa naissance en août 2018 lors de l'Assemblée générale de l'ITF à Orlando, la nouvelle formule de la Coupe Davis a été conforme à ce que pensaient ses nombreux détracteurs ! L'épreuve mythique s'est déroulée dans une seule ville, Madrid, et l'engouement populaire a grandement avantagé l'équipe d'Espagne, qui avait déjà dans ses rangs le n°1 mondial (d'ailleurs, seuls cinq joueurs du Top 10 étaient présents dans la capitale espagnole...). Mais pour les autres pays, il n'y avait pas foule. Le France-Japon du premier tour s'est déroulé devant une poignée de supporters, et entendre les joueurs chanter La Marseillaise sans l'ambiance habituelle était vraiment triste. Et que dire de cette formule avec phase de poules, qui a provoqué des abandons au bout d'un jeu ou des forfaits lorsque les matchs n'avaient pas d'enjeu, ou de ce double entre Américains et Italiens, sans enjeu non plus, qui s'est terminé à 4h04 ! Beaucoup de choses sont à revoir, mais il n'est pas dit que Gérard Piqué souhaite changer cette formule...

N°3 : Les Mondiaux de Doha, les pires de l'histoire ?

C'est toujours plus facile à dire après, et les athlètes se sont d'ailleurs beaucoup plus plaint pendant la compétition qu'avant. Mais le résultat, quoi qu'il arrive, est là : les Mondiaux de Doha ont été catastrophiques de suffocation. La Coupe du Monde de football devrait être moins impactée, avec une moyenne très globale de 23°C durant le mois de décembre. Début octobre, soit le moment où se sont déroulés les Championnats du Monde d'athlétisme, elle était à environ 33°C. Et s'il a été possible, dans une certaine mesure, de refroidir un stade (28°C sur la piste, 25°C en tribune basse - là où sortait la climatisation - et 33°C en tribune haute), c'est impossible en dehors. D'où l'abandon de la moitié du plateau sur les épreuves hors piste, les marathons ou la marche. Même décalées à minuit... Et ces Mondiaux, bien que repoussés aussi de deux mois par rapport à la date habituelle - début août, où il aurait fait 36°C de moyenne -, ont été entachés par une enquête pour corruption dans la désignation de l'hôte par l'IAAF. Nasser al-Khelaifi est mis en examen depuis le mois de mai, tout comme Lamine Diack, l'ancien patron de la Fédération internationale.

N°4 : Les All Blacks perdent leur double couronne

Sacrés champions du monde en 2011 et 2015, les All Blacks, forts de leurs 41 victoires (pour 6 défaites et 2 nuls) depuis la dernière édition, partaient une nouvelle fois grands favoris pour la Coupe du Monde 2019 au Japon, avec leurs stars Beauden Barrett, Ardie Savea, Richie Mo'unga ou Brodie Retallick. Et tout avait d'ailleurs parfaitement commencé avec une victoire 23-13 contre l'Afrique du Sud dans le premier match, qui ressemblait à une finale avant la lettre. Mais après des cartons contre le Canada, la Namibie et l'Irlande, les Néo-Zélandais sont tombés de haut, face à une équipe d'Angleterre qui a livré un match exceptionnel pour s'imposer 19-7. Les hommes de Steve Hansen (qui avait annoncé avant le début du Mondial qu'il quitterait ses fonctions) se sont rattrapés en remportant la médaille de bronze, mais ce n'est clairement pas celle-là qu'ils étaient venus chercher. Revanche en 2023 en France ?

N°5 : Team USA, ce n'est plus ce que c'était...

La série d'invincibilité de Team USA s'est terminée le 11 septembre 2019. Invaincue en matchs officiels depuis la Coupe du Monde 2006, l'équipe américaine de basket a été éliminée du Mondial chinois par l'équipe de France (89-79). Une élimination dès les quarts de finale qui a mis fin à un été difficile pour la sélection dirigée par le légendaire Gregg Popovich. Durant toute la préparation, le coach des San Antonio Spurs a dû composer avec les nombreux forfaits. Plus d'une quinzaine de joueurs ont déserté l'équipe nationale. Une situation qui a rendu impossible la quête d'un triplé mondial. Dès la préparation, le grandissime favori du rendez-vous chinois est tombé lors d'un match amical en Australie. Un revers qui a prouvé que l'ogre américain pouvait être renversé. Et c'est donc arrivé dans un match que l'équipe de France a dominé. Les Bleus ont donné une véritable leçon aux coéquipiers de Kemba Walker. Ces derniers avaient déjà frôlé correctionnelle lors de la phase de poules contre la Turquie (93-92). Ils ont finalement terminé la compétition à la septième place après un second revers face à la Serbie (94-89) et une victoire arrachée contre la Pologne (87-74) au bout des matchs de classement. Mais lors des JO 2020, Team USA aura un tout autre visage.

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