Bilan 2019 : Le Flop 5 français de la rédaction

Bilan 2019 : Le Flop 5 français de la rédaction©Media365
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Rédaction Sport365 : publié le mercredi 25 décembre 2019 à 09h00

2019 a été riche en événements sportifs. Les stars du sport, françaises ou étrangères, nous ont impressionnés ou nous ont beaucoup déçus. En ce jour de Noël, la rédaction vous livre son Flop 5 français de 2019 (hors football).


N°1 : L'année noire de l'athlétisme français

Difficile de connaitre pire année que celle d'André Giraud, le président de la Fédération française d'athlétisme. Après de belles années au début de la décennie, l'athlétisme français a touché le fond en 2019. Aussi bien au niveau des résultats que des nombreuses affaires qui ont été révélées tout au long de l'année. La France, qui avait remporté dix médailles aux championnats d'Europe de Berlin l'an dernier, est totalement passée à côté de ses Mondiaux de Doha, avec seulement la médaille d'argent de Quentin Bigot au marteau et le bronze de Pascal Martinot-Lagarde sur le 110m haies. Mayer, Lavillenie et Diniz, les habituelles têtes de gondole, ont échoué, pour diverses raisons (blessure, chaleur, méforme...). Et pour ne rien arranger, plusieurs affaires de dopage rocambolesques sont venues faire les gros titres : Clémence Calvin et son contrôle manqué au Maroc fin mars, puis Morhad Amdouni, un autre héros de Berlin 2018, accusé en octobre d'avoir acheté des produits dopants en 2017, et enfin, le contrôle positif à l'EPO d'Ophélie Claude-Boxberger, révélé en novembre, après avoir été piquée par le compagnon de sa mère. Heureusement pour André Giraud, ce sera difficile de faire pire en 2020, année des championnats d'Europe à Paris, et bien sûr, des JO de Tokyo...

N°2 : Les championnes du monde et d'Europe tombent de haut

Ce Mondial aurait dû être son Mondial. Une manière d'asseoir encore un peu plus sa domination sur le handball féminin. Pourtant, le 6 décembre dernier, l'équipe de France a vu tous ses espoirs s'envoler, lorsqu'elle a alors été incapable de s'imposer contre le Danemark (18-20), pour son dernier match du tour préliminaire. Pour poursuivre l'aventure au Japon, une victoire ou un match nul étaient impératifs. Championnes du monde en titre, les filles d'Olivier Krumbholz tombaient de (très) haut. Un peu à la manière de l'enchaînement 2003-2005, lorsque les Françaises avaient remporté leur première étoile, avant de terminer douzièmes l'édition suivante. Sauf que là, les Tricolores sortaient de plusieurs années d'une régularité impressionnante, avec une deuxième place aux Jeux Olympiques d'été de Rio de Janeiro au Brésil en 2016, le titre mondial en 2017, mais également un sacre européen, l'an passé. Alors que plusieurs jeunes commencent à s'installer petit à petit dans cette sélection, le principal objectif sera de taille, et il se passera de nouveau au pays du Soleil Levant, à savoir les JO 2020. Un véritable test pour se rendre compte des vraies ressources de cette équipe.

N°3 : Les tennismen constants dans la médiocrité

La demi-finale de Lucas Pouille en Australie (balayé par Novak Djokovic), pour ouvrir la saison, a été totalement oubliée. Même sur le moment, elle semblait tombée du ciel, et ça n'a pas loupé. Pas un seul Français n'a réussi à se hisser en quarts de finale à Roland-Garros, devenu un tombeau traditionnel des espoirs déchus. Gael Monfils n'a pas existé face à Dominic Thiem en huitièmes de finale, mais on remercie tout de même Benoit Paire de nous avoir fait vibrer devant Kei Nishikori. Ça vaut presque pour l'ensemble de la saison, l'Avignonnais étant un des seuls à avoir plus confirmé que déçu. Presque... Car il y a aussi eu Wimbledon, et on attendait forcément mieux de Paire pour son huitième abordable contre Roberto Bautista Agut. Au même stade de la compétition, Ugo Humbert est allé se faire manger tout cru par Novak Djokovic. Même si on félicite le jeune Lorrain, difficile de s'en satisfaire d'un point de vue global... Pas une seule finale en Masters 1 000, non plus, et seulement deux demi-finales en neuf tournois - dont celle inespérée, tout de même, de Richard Gasquet à Cincinnati. Et puis il y a eu l'apothéose « Monf », éliminé en quarts de finale de l'US Open par Matteo Berrettini, puis surtout dominé en Coupe Davis par Yoshihito Nishioka et Filip Krajinovic. On ne sait même plus laquelle des deux défaites est la pire... Et on se demande surtout comment Gael Monfils peut finir l'année dans le top 10 mondial, meilleur classement de sa saison.

N°4 : Martin Fourcade, du top au flop

Quand les skis ne suivent plus... La chute de Martin Fourcade en 2019 a été brutale. Passer d'une saison à trois titres olympiques et un quatrième Grand Chelem en Coupe du monde (le troisième consécutif, avec tous les petits globes remportés en plus du gros globe) à une année à deux maigres victoires, ça pique. Douzième du général, à peine une dixième place au classement de la poursuite comme meilleur résultat... Et même pas de quoi se rattraper aux championnats du monde, sur lesquels il avait rabattu tous ses espoirs en fin de saison : pas mieux qu'une cinquième place sur la poursuite. A Östersund, il a donc conclu ses Mondiaux sans podium pour la première fois depuis... ses premiers, en 2009. Histoire d'avaler définitivement sa carabine, il a fini par flinguer le relais en terminant sixième, alors qu'il jouait la deuxième place lorsqu'il s'élançait en dernière position... L'intenable Johannes Boe lui a même fait l'affront de survoler encore plus la concurrence qu'il n'a jamais pu le faire, en battant son record de succès sur une saison : seize, contre quatorze pour Martin Fourcade en 2017. Et si on a pu y croire en ce début d'exercice 2019-2020, avec le retour de la gagne sur l'individuelle d'Östersund (le 7 décembre), le Catalan n'a jamais réussi depuis à faire mieux qu'une cinquième place.

N°5 : Ogier-Citröen, du remariage au divorce

Tout était en place pour que la réunion soit fructueuse. Après sept saisons avec Volkswagen puis Ford M-Sport, Sébastien Ogier a décidé de rentrer au bercail pour ses deux dernières saisons en WRC. Mais le remariage entre le sextuple champion du monde et l'écurie Citroën n'a pas été couronné de succès. Vainqueur du Rallye Monte-Carlo en ouverture de la saison, le Gapençais n'a pu rééditer qu'au Mexique et en Turquie, se contentant de deux deuxièmes places et trois troisièmes places au volant d'une C3 WRC en manque criant de performance. Un rendement nettement insuffisant pour espérer venir contester la domination d'Ott Tänak et de Toyota qui a surtout fait monter petit à petit la frustration chez Sébastien Ogier, à laquelle s'est ajoutée la conviction que Citröen ne pourra pas lui fournir le matériel nécessaire pour jouer le titre en 2020. Le résultat a été l'annonce d'un divorce entre le pilote français et la marque au chevron à l'issue de cette saison 2019 et, surtout, la fin prématurée du programme de la marque dans le WRC, laissant la place à celui de Peugeot en Endurance dès 2022. Le jeu de chaises musicales entre les pilotes de pointe verra Sébastien Ogier remplacer Ott Tänak, parti chez Hyundai, au sein de l'écurie Toyota.

>>> Le Top 5 français de la rédaction

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