Biathlon - Championnats du Monde : Déçue, Anaïs Chevalier pense ne pas valoir mieux

Biathlon - Championnats du Monde : Déçue, Anaïs Chevalier pense ne pas valoir mieux©Media365

Lucas Bertolotto, publié le vendredi 08 mars 2019 à 18h30

La biathlète française Anais Chevalier a terminé à une décevante 32eme place ce vendredi lors du sprint féminin des championnats du Monde à Ostersund. Déçue, elle est apparue sans solution après la course.

La journée de vendredi à de nouveau été compliqué pour le biathlon tricolore. Après la huitième place lors du relais mixte la veille, les Françaises étaient à l'honneur lors des championnats du Monde mais les quatre biathlètes ont toutes terminé hors du top 20. Anais Chevalier s'est exprimée dans les colonnes de L'Equipe après sa 32eme place, avec beaucoup de déception et peu de réponses : « Malheureusement, ça n'allait pas beaucoup mieux qu'hier sur les skis. En glisse, je pense qu'on était bien. Les signaux sont pourtant au vert, mais ça ne rend rien. Sur la feuille de résultats, ça fait quand même très très loin. C'est décevant, mais c'est ce que je vaux aujourd'hui je crois. Au tir, je n'ai pas à regretter gand-chose car c'est un pas de tir difficile. Je fais le job au tir, il y en a une qui m'échappe. Sur les skis, j'ai fait ce que je pouvais, j'ai tout donné, j'ai skié comme il fallait skier aujourd'hui sur une piste un peu compliquée, mais ça ne rend pas ce que je voulais. Ça ne rend pas ce qu'on attend de moi aussi, mais c'est comme ça. Je ne suis pas satisfaite de ma course, mais je n'ai rien à regretter parce que j'ai donné tout ce que j'avais dans les pattes aujourd'hui. »

Justine Braisaz : « Après le deuxième tir j'étais au fond du trou »

Décevant ce vendredi avec cinq fautes au tir et une 60eme place qui la qualifie in-extremis pour la poursuite de dimanche, Justine Braisaz a évoqué une course cauchemardesque : « Sur le premier tir, je n'arrive pas à prendre de décision par rapport au vent. D'entrée, quand on espérait faire un plein et une jolie course, ça n'est pas évident. Après, sur le debout, je me cramponne à la carabine, je m'attache aux points qui font que les balles rentrent à l'entrainement mais je rate la première parce que je la lâche trop vite. Elle me surprend et derrière, ça me crispe, je me dis : « Punaise il faut absolument que tu mettes les autres sinon ça va être une course cata ! » Et là, je sors complètement de mon tir. Quand je quitte le pas de tir, je suis au fond du trou, je sais qu'il faut tout donner pour prendre la poursuite. Le dernier tour a été cauchemardesque, le staff m'a encouragé au bord de la piste mais sans me donner des indications. Cette course, j'en ai perdu le fil au fur et à mesure. »

Célia Aymonier : « Je ne me réjouis pas d'être première française »

Malgré la meilleure performance tricolore ce vendredi avec une 23eme place et seulement deux fautes au tir, Célia Aymonier n'a pas caché sa frustration dans les colonnes de L'Equipe : « Il y a de la frustration. Quand je fais un plein couché, j'ai de belles ambitions pour la suite. J'avais à cœur de mettre ces balles au fond, surtout que j'ai de bonnes sensations en ce moment au tir debout. Je suis un peu frustrée de ne pas avoir pu en profiter. On était là plus pour essayer de prendre une poursuite. Le résultat d'ensemble est vraiment décevant. Je ne me réjouis pas d'être première Française en étant 23eme, je ne me réjouis pas de mon tir debout. Je vais me projeter vers la poursuite maintenant. La piste est difficile à skier. La neige est lente et on patine toujours. Ça rend la course plus difficile que d'habitude. Moi, ça va bien. J'ai de bonnes sensations. Je suis contente du niveau physique même s'il y a encore à gratter. »

Julia Simon : « On ne peut pas me demander d'être une fusée »

Du côté de Julia Simon, 61eme et dernière française avec cinq fautes au tir, l'apprentissage continue malgré quelques erreurs incompréhensibles : « J'étais sur ma course. Je fais des erreurs que je ne comprends pas. Ce n'était pas le même état d'esprit que la veille dans le relais mixte et je me l'explique encore moins qu'hier. Je ne suis pas au meilleur de ma forme. C'est ma première saison en Coupe du Monde, on ne peut pas me demander d'être une fusée et de suivre les Denise Herrmann et compagnie. On fait avec ce qu'on a sur le moment. La saison est longue, je commence à avoir du mal. C'est quelque chose de normal que je vais apprendre avec les années et les saisons. Aujourd'hui, il faut switcher, il faut oublier. Le vent n'était pas gênant. Il y a des dix sur dix aujourd'hui. Ingrid Tandrevold a été capable de le faire. Il faut être attentif, il faut être là. Il fallait être une guerrière et je ne l'ai pas été. »

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