Tour de France : Seixas essaye de « ne pas faire n'importe quoi »

Tour de France : Seixas essaye de « ne pas faire n'importe quoi »©Icon Sport, Media365

Fabien Le Floc'h, Media365 : publié le mardi 14 juillet 2026 à 19h05

Paul Seixas a profité de la 10e étape du Tour de France pour monter d'un rang au classement général (5e). Une satisfaction, au terme d'une journée intense.

Paul Seixas avait hâte de plonger dans « l'inconnu » et de découvrir les sensations d'une deuxième semaine d'un Grand Tour, qu'il découvre pour la première fois lors de la 113e édition du Tour de France. Si Warren Barguil, dernier vainqueur français d'une étape lors d'un 14 juillet en 2017 à Foix, attend toujours un successeur, Paul Seixas a signé le premier podium d'un coureur français sur la Grande Boucle cette année, en terminant à la troisième place de la 10e étape derrière Tadej Pogacar (UAE Emirates-XRG) et Remco Evenepoel (Red Bull-Bora-Hansgrohe) mais juste devant Florian Lipowitz (Red Bull-Bora-Hansgrohe).

« C'était une étape de mecs forts »

Une belle performance qui permet au coureur de Decathlon-CMA CGM de grappiller une place au classement général puisqu'il pointe désormais au 5e rang, grâce à la défaillance d'Isaac Del Toro (UAE Emirates-XRG), seulement 8e à l'arrivée au Lioran (Cantal) ce mardi après-midi. Une satisfaction, après une étape courue presque à bloc de bout en bout.

« J'imagine que toutes les troisièmes places sur le Tour n'ont pas la même saveur mais celle-ci, c'est forcément particulier, a-t-il reconnu dans la zone d'arrivée. L'étape du Tourmalet (jeudi dernier, ndlr) était vraiment pour les grimpeurs. Aujourd'hui, c'était une étape de mecs forts. Des efforts plus courts, plus chaotiques. Réussir à être présent sur ces deux types de terrain, c'est une très belle réussite. »

« Le Tour est encore long »

Mais Paul Seixas n'est pas du genre à s'enflammer, alors même qu'il pointe ce mardi au soir de la 10e étape à 29 secondes de la troisième place du classement général, désormais occupée par Remco Evenepoel. « Le Tour est encore long, il faut savoir ne pas faire n'importe quoi, a-t-il expliqué sereinement. Forcément, tout le monde était à fond. Je n'ai pas cherché à savoir s'il fallait prendre le maillot blanc ou pas. Je voulais juste rallier l'arrivée, essayer de prendre le maximum de temps et aller le plus vite possible jusqu'à la ligne. »

Le Lyonnais de 19 ans sait bien que l'arrivée à Paris est encore loin. Il reste onze étapes au programme de cette édition 2026 de la Grande Boucle. Onze journées à Paul Seixas pour tenter de suivre le rythme des coureurs qui jouent le classement général et onze journées aux Français pour remporter une victoire, comme ils l'ont toujours fait depuis 1999, dernière édition sans succès tricolore.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.