Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le mercredi 15 juillet 2026 à 21h26
Lauréat du Tour de France en 1966, Lucien Aimar continue de suivre la course à la TV et apprécie beaucoup Paul Seixas.
Il est le dernier vainqueur français du Tour de France encore vivant avec Bernard Thévenet et Bernard Hinault alors, forcément, son avis compte et mérite d'être relayé. Il y a 60 ans, Lucien Aimar (85 ans) remportait la Grande Boucle. En 1966, le Hyérois triomphait au Parc des Princes où l'arrivée était jugée... le 14 juillet. « Gagner sur le Tour marque à vie. Même si on n'y pense pas, les gens vous le rappellent. On n'est pas seulement coureur cycliste », glisse le glorieux ancien.
Seixas « a le potentiel physique et mental pour gagner le Tour dans quelques années s'il ne se noie pas »
Aimar continue de suivre la plus belle course cycliste du monde et il n'en rate pas une miette devant sa télévision. Il apprécie notamment celui qui pourrait peut-être écrire son nom au palmarès dans quelques années : Paul Seixas, présent pour la première fois cette année à 19 ans. « Je le découvre maintenant. C'est un très beau coureur. Quand il crève à 5-6 km du col (sur la 2e étape), il réussit à revenir et aller chercher une place (9e). Il a des qualités énormes, s'enthousiasme Aimar dans Var-Matin. Le lancer dans le bain me parait plus publicitaire que sportif. J'aimerais bien qu'il gagne plusieurs étapes. Il est dans la même lignée que Pogacar. Il est agréable à regarder. Je pense qu'il a le potentiel physique et mental pour gagner le Tour dans quelques années s'il ne se noie pas. Il faudrait aussi que Pogacar lève le pied . »
« L'époque a changé »
Lucien Aimar, qui avait devancé Jan Janssen et Raymond Poulidor lors de son sacre en 1966, souhaite à Seixas de finir dans les 5 premiers du classement général final. « Ce serait déjà un exploit », relève-t-il au sujet du jeune Français, brillant 3e de la 10e étape, mardi .
« S'il avait fait le Giro ou la Vuelta, il aurait déjà eu une approche sur 3 semaines, ça lui aurait permis de savoir où il mettait les pieds, estime Aimar à propos du Lyonnais. D'un autre côté, Del Toro et Magnier marchent et ont des résultats. Ce qui veut dire que l'époque a changé. Merckx participait à son premier Tour 5 ans après être passé pro. Aujourd'hui, la distance est moins importante. On ne peut pas leur donner de conseils car ils n'ont pas la même base. »













