Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 26 mai 2026 à 11h49
Pauline Ferrand-Prévot se connaît parfaitement et la directrice du Tour est certaine qu'elle planifie encore son calendrier de manière optimale, focus sur le grand événement.
Faut-il s'inquiéter pour Pauline Ferrand-Prévot en vue de la défense de son titre sur le Tour de France, début août (du samedi 1er au dimanche 9) ? Marion Rousse n'est "pas totalement d'accord" lorsqu'on expose des doutes au regard de son début de saison, ainsi qu'elle l'a exprimé sur RMC : "Quand on regarde ses points de passage de l'année dernière, finalement elle en est à peu près à la même saison. Elle s'est sacrifiée pour Marianne Vos sur Paris-Roubaix et je pense qu'elle avait la gagne dans les jambes. Pauline a cette faculté de s'entraîner et d'être présente le jour J, je lui fais confiance."
"Le niveau évolue. Il y aura du suspense"
Troisième de Paris-Roubaix, qu'elle avait également gagné en 2025, et deuxième du Tour des Flandres une semaine plus tôt, elle a aussi enchaîné avec une septième place sur Liège-Bastogne-Liège et surtout une anonyme 35e place au général du Tour d'Espagne début mai. "Là où je vous rejoins, c'est que le niveau du cyclisme féminin évolue et il est de plus en plus homogène, et Demi Vollering est juste incroyable depuis le début de la saison. Donc il y aura du suspense." Mais la Néerlandaise, si elle a bien remporté le Tour des Flandes et Liège-Bastogne-Liège, n'était pas sur la Vuelta...
L'intéressée, après cette course, mettait l'accent sur son travail d'équipe. Elle se disait uniquement heureuse pour sa coéquipière et jeune compatriote Marion Bunel, véritable révélation en Espagne avec sa troisième place au général. "Bien sûr que je veux faire mieux, mais je pense que ça s'inscrit bien dans ma progression vers le Tour de France", concluait-elle (sur Eurosport). L'avenir dira si Marion Rousse a raison, si une fois de plus "PFP" balaiera tous les doutes en immense championne, championne du monde sur route dès 2014 avant de tout gagner en VTT sur dix années, jusqu'au sacre olympique de Paris 2024. Et de revenir sur route en drainant cette exigence qu'elle s'est elle-même créée, de par ses incessantes réussites.













