Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 04 août 2026 à 19h45
On se parle que du Ventoux vendredi, mais il faudra d'abord gérer les deux étapes accidentées de mercredi et jeudi, pourquoi pas même en profiter... Néanmoins, l'intéressée elle-même se projette déjà.
Pauline Ferrand-Prévot partait dans l'inconnu avec ce contre-la-montre, et malheureusement elle avait tort de se méfier. "Je ne savais pas à quoi m'attendre, donc je ne peux pas être déçue", résume-t-elle (propos relayés par Les Dernières nouvelles d'Alsace) à chaud après cette quatrième étape du Tour qui la voit reléguée hors du top 10 du classement général, à désormais 2'13" de la nouvelle maillot jaune Marlen Reusser. "J'ai donné le meilleur de moi-même, ce n'était pas assez mais voilà, je suis fière de m'être battue car j'ai tout donné. Je n'ai pas d'excuse, j'étais tout simplement moins forte."
"Parler avec l'équipe et établir un plan"
La tenante du titre sur ce Tour féminin ne veut pas se réfugier derrière l'excuse de la chaleur, encore assez accablante lors de cette journée : "C'est vrai que ce n'était pas les meilleures sensations, mais c'est pour tout le monde pareil. Je ne peux pas dire que je me sois sentie vraiment mal ou vraiment bien... J'ai juste essayé d'aller à fond et de me focaliser sur moi-même pour pousser le plus fort possible et essayer de garder une position aéro."
Désormais, il va falloir essayer de grappiller quelques secondes et même bien plus que ça, quelques minutes, "donc ça va être un beau challenge" : "Il y avait plusieurs scénarios possibles au début du Tour. Cette année, le Ventoux c'est une montée qui va être longue, ça va aussi dépendre des autres et de leurs progressions." A écouter la Française, tout n'est donc pas fini : "Je donnerai le meilleur de moi-même. Il va falloir parler avec l'équipe et établir un plan." Deux minutes (et treize places) de retard, ce ne sont pas non plus cinq minutes... Une "PFP" revancharde sera peut-être la pire pour ses adversaires et la meilleure pour nous tous, ses supporters tricolores qui rêvent de doublé.














