Mathieu Warnier, Media365 : publié le dimanche 20 juillet 2025 à 19h20
D'une chute lui ayant déboité l'épaule gauche à un sprint au terme duquel il a cru remporter la 15eme étape du Tour de France, Julian Alaphilippe a vécu une journée riche en émotions mais assure qu'il sera bien au rendez-vous après la journée de repos prévue ce lundi.
Julian Alaphilippe l'a admis lui-même, « c'était une journée un peu folle ». Après la traversée des Pyrénées, le Tour de France a vécu une étape de transition loin d'être calme ce dimanche entre Muret et Carcassonne. Alors que Tim Wellens a su parfaitement manœuvrer pour l'emporter en solitaire et ajouter son nom à la liste des coureurs ayant remporté au moins une étape sur chacun des trois Grands Tours, le coureur de l'équipe Tudor est passé par toutes les émotions. En effet, la journée de l'ancien double champion du monde a débuté par une chute dans laquelle Jonas Vingegaard ou encore Florian Lipowitz ont été impliqués. Un incident qui n'a pas été sans conséquences pour le Tricolore. « Je me sentais bien dès les premiers kilomètres mais j'ai été pris dans une chute, a-t-il confié au micro de France 2. Je me suis déboité l'épaule, j'ai tout de suite senti que ça allait être compliqué pendant quelques secondes parce que j'ai fait les deux épaules donc je connais la douleur. » Se souvenant alors des gestes pratiqués par les médecins dans une situation similaire, le natif de Saint-Amand-Montrond a été en mesure de remettre son épaule gauche en place et à reprendre la course. « Ça fait un gros 'clac' et c'est revenu dans l'ordre, a-t-il ajouté. Après, ça a été un contre-la-montre pour revenir. »
Alaphilippe : « Comme un c..., j'ai levé les bras »
Après avoir repris place dans le peloton, Julian Alaphilippe a fait le forcing pour revenir sur un groupe de contre derrière Tim Wellens et Victor Campenaerts. Il a ainsi pu se mêler au sprint pour la troisième place et devancer Wout Van Aert ou encore Axel Laurance. Le coureur de l'équipe Tudor a alors surpris tout le monde en levant les bras comme s'il avait remporté une septième étape sur les routes du Tour de France dans sa carrière. Sauf qu'il n'avait pas pu être informé par son équipe du déroulement de la course par son équipe Tudor. « Malheureusement, ma radio ne fonctionnait plus après la chute, a-t-il expliqué. J'ai donc essayé de faire le meilleur sprint possible en essayant de penser à la victoire d'étape. Comme un c..., j'ai levé les bras mais il y avait des mecs devant. » Une mésaventure que l'intéressé a préféré dédramatiser, conscient que le scenario de cette 15eme étape aurait pu être bien différent. « Ça aurait pu mieux se terminer mais j'aurais aussi pu rentrer à la maison donc ça va », a affirmé Julian Alaphilippe lors de cet entretien. Interrogé sur l'état de son épaule gauche, il a confirmé avoir pu passer rapidement une radio. « Il n'y a pas d'arrachement, il n'y a pas de complications », a-t-il confirmé. Il a toutefois admis avoir pensé que « c'était fini pour (lui) dans « les 30 secondes qui ont suivi la chute.
Alaphilippe : « Les chutes font partie du Tour de France »
Ce pépin physique pourrait lui poser problème alors qu'il est sur une pente ascendante depuis le début de l'épreuve. « C'était clairement ma meilleure journée depuis le départ du Tour de France, a affirmé celui qui a déjà porté le maillot jaune pendant 18 jours sur la Grande Boucle. Physiquement, ça va de mieux en mieux chaque jour. Je cours aussi beaucoup plus juste et, aujourd'hui (dimanche), il n'y a que la chute qui a un peu perturbé l'étape. » Une épaule gauche douloureuse qui lui fait dire que « ça va être un peu compliqué durant les prochains jours » et lui demandera de faire attention. Dans un Tour de France qu'il qualifie volontiers de « très rapide et usant », Julian Alaphilippe compte sur la journée de repos prévue ce lundi pour se requinquer afin d'exploiter les « quelques opportunités » qui pourraient se présenter à lui d'ici l'arrivée sur les Champs-Elysées. « Les jambes étaient bonnes, a-t-il affirmé. On va prendre jour après jour, les chutes font partie du Tour de France. » Car le natif de Saint-Amand-Montrond exclut formellement de jeter l'éponge, rassuré par le fait d'avoir pu se mettre en danseuse et sprinter dans le final de cette étape. Alors que les coureurs français sont toujours en quête d'un premier succès sur cette 112eme édition du Tour de France, Julian Alaphilippe pourrait briser la malédiction quand la route va de nouveau se cabrer, que ce soit sur les pentes du Mont Ventoux ce mardi ou dans les Alpes.














