Tour de France : Les abandons les plus marquants

Tour de France : Les abandons les plus marquants ©Icon Sport, Media365
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Clément Pédron, Media365 : publié le mercredi 02 juillet 2025 à 07h20

Le Tour de France a l'habitude de couronner des champions magnifiques mais il est aussi le théâtre involontaire de scènes tristes comme les abandons, synonyme de fin du rêve. Retour sur les renoncements les plus notables.

Ils font partie de l'histoire du Tour de France mais personne n'aime les voir pour autant, surtout après tant d'efforts consacrés que ce soit en course ou lors de la préparation : les abandons. Qu'importe la raison, le renoncement est un déchirement pour tous, du coureur à son équipe en passant par le public. L'un de ses « chouchous » de l'époque est un certain Louison Bobet. Le Breton a été un coureur très populaire dans les années 50, il est vrai grâce à ses trois sacres sur le Tour de France (1953, 1954 et 1955) mais aussi par son caractère et sa personnalité, sans parler de son panache. Lors de l'édition 1959, le natif de Saint-Méen-le-Grand évolue au sein de l'équipe de France (cette année-là, les coureurs sont regroupés par nationalité) avec Anquetil, Géminiani et Rivière. Après avoir mal négocié la huitième étape entre Albi et Aurillac qui lui a fait perdre une vingtaine de minutes au général, Louison Bobet n'est pas en grande forme alors que le Tour passe par le col de l'Iseran (2764 mètres). Lâché dès le départ et à bout de forces, le Brétillien tient pourtant à franchir le sommet du toit de cette Grande Boucle avant de poser le pierre à terre.

Contrairement à Louison Bobet, Bernard Hinault et Bernard Thévenet ont vécu la douloureuse expérience de quitter les routes françaises dans la peau du tenant du titre. Après sa victoire en 1975 devant Eddy Merckx, le natif de Saint-Julien-de-Civry en Saône-et-Loire s'était résolu à abandonner l'année suivante, lors de la 15ème étape, touché au foie après avoir perdu treize minutes la veille.Le « Blaireau » était lui sur une lancée de trois sacres de rang tellement il paraissait invincible aux yeux du monde, mais une tendinite au genou droit, lors de la 13ème étape à Pau, avait eu raison de lui. Bien plus tard, cette mésaventure est arrivée à Christopher Froome en 2014 et Egan Bernal en 2020.

Des blessures et des affaires qui marquent

Même si l'on n'est pas le tenant du titre, devoir quitter les routes de France est souvent un crève-cœur, surtout quand on est un coureur local. Laurent Jalabert peut en témoigner. En 1994, le natif de Mazamet est au sommet de son art, surtout depuis ses sept victoires sur la Vuelta. Sur la Grande Boucle, le coureur d'Once veut lever les bras mais est victime d'une chute consécutive à celle de Wilfried Nelissen causée par un policier qui s'est avancé sur la route pour prendre une photo. Et ce dès la première étape du Tour de France... Gravement touché et après plusieurs semaines d'hospitalisation, Laurent Jalabert reprend le vélo qu'en octobre. Comme lui, les abandons de Romain Bardet en 2020 et 2023 ont été un crève-cœur. Il faut aussi se souvenir de celui de Thibaut Pinot en 2019, au moment où le coureur de la Groupama-FDJ aurait pu gagner cette édition. Ce renoncement était d'ailleurs le quatrième dans sa carrière après 2013, 2016 et 2017.

Et puis il y a les raisons moins nobles, le dopage en fait partie. Il y a d'abord évidemment l'affaire Festina en 1998 avec l'exclusion de l'équipe le 17 juillet, un peu plus d'une semaine après l'arrestation du soigneur Willy Voet avec 235 ampoules d'EPO retrouvées dans son coffre. Comme l'indique la RTBF dans son article, cinq équipes (Once, Banesto, Kelme, Vitalicio et Riso Scotti) décident de quitter le Tour, officiellement pour dénoncer les méthodes des enquêteurs. Le podium de cette édition (Marco Pantani, Jan Ullrich et Bobby Julich) sera lui aussi mis en cause pour dopage. D'autres affaires de la sorte sont aussi intervenues plus tard. En 2007 d'abord avec les retraits d'Astana et Cofidis après les contrôles positifs respectifs d'Alexandre Vinokourov et Cristian Moreni. Et en 2008, avec celui de Saunier Duval en 2008 (après le contrôle positif de Riccardo Ricco).

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