Voeckler et les moteurs dans le vélo

Voeckler et les moteurs dans le vélo©Panoramic, Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le lundi 04 juillet 2022 à 14h44

Pour l'ancien maillot jaune du Tour, aujourd'hui sélectionneur de l'équipe de France, le dopage technologique a bien existé dans le peloton.



Fantasme, ou réalité ? Depuis plusieurs années, l'éventuelle présence de vélos à moteur dans le peloton agite le milieu du cyclisme, sans qu'on n'en ait réellement eu la preuve concrète. Même s'il y a bien eu un cas, en 2016. L'UCI (Union cycliste internationale) avait ouvert une enquête sur le vélo de la Belge Femke Van den Driessche, soupçonnée d'avoir eu recours au dopage technologique lors des championnats du monde de cyclo-cross. Des soupçons fondés, puisqu'un petit moteur avait bien été découvert dans le cadre de son vélo, selon la télévision publique belge.

Voeckler : "Je suis convaincu que ça existé"

Un cas isolé ? Pas forcément à en croire le sélectionneur tricolore Thomas Voeckler, qui fait l'objet du portrait du quotidien Libération lundi. "Je suis convaincu que ça existé, mais je suis aussi convaincu que ça n'a pas existé longtemps", déclare celui qui a porté à deux reprises le maillot jaune du Tour de France pendant dix jours, en 2004 et en 2011, remportant également quatre étapes ainsi que le maillot à pois du meilleur grimpeur en 2012.

Armstrong suspecté

Outre Fabian Cancellara, deux ex-vainqueurs du Tour, dont un déchu, ont d'ailleurs fait l'objet de suspicions, voire plus, par rapport à cette utilisation de vélos à moteur. Ancien patron de l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD), Jean-Pierre Verdy suspecte ainsi Lance Armstrong, qui a perdu ses titres sur la Grande Boucle après ses aveux de dopage, d'y avoir eu recours. "J'ai la conviction qu'il avait un moteur dans le vélo, a-t-il confié l'an dernier à France Télévisions. Après une étape de montagne où tout le monde est à la ramasse derrière lui, j'appelle tous les spécialistes que je connais, et ils ne comprennent pas comment sa performance est possible, même avec de l'EPO." Plus récemment, c'est Chris Froome, vainqueur à quatre reprises du Tour (2013, 2015, 2016 et 2017), qui avait été ciblé par les gendarmes lors de l'édition 2016, mais les contrôles n'avaient rien décelé.

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