Tour : Zabel, le maillot jaune inattendu

Tour : Zabel, le maillot jaune inattendu©Media365
A lire aussi

Paul Rouget : publié le mercredi 26 août 2020 à 16h03

Spécialiste du sprint, Erik Zabel a porté le maillot jaune du Tour de France à deux reprises, en 1998 et en 2002. Alors qu'il pensait que c'était "un rêve irréalisable"...


Aujourd'hui âgé de 50 ans, Erik Zabel est considéré comme l'un des meilleurs sprinteurs de la fin du siècle dernier et du début de ce 21e siècle. Il a remporté la Coupe du monde, 9 classiques, dont Milan-San Remo et l'Amstel Gold Race, et tout autant de classements par points sur les grands tours, avec 6 maillots verts sur le Tour de France, un record depuis battu par Peter Sagan, et 3 fois son équivalent sur la Vuelta, ainsi que 20 étapes. Dont 12 sur la Grande Boucle, assurément son épreuve fétiche. Le coureur est-allemand, qui a couru la majeure partie de sa carrière sous les couleurs de Deutsche Telekom, a même porté le maillot jaune à deux reprises, à chaque fois une journée, sur le Tour 1998 puis en 2002. 

"Ce rêve est devenu réalité"

Ce qui, de son propre aveu, ressemblait surtout à "un rêve irréalisable. Mais dans la vie, on rêve parfois d'impossible. Le maillot vert avait toujours été mon objectif, et je me battais toujours pour lui. Mais le jaune, quelque part dans ma tête, c'était toujours un rêve. Et ce rêve est devenu réalité", confiait-il l'an dernier à l'occasion du centenaire de la Grande Boucle. Et comme souvent, le malheur des uns a fait le bonheur des autres. Car c'est après une chute de Chris Boardman, parti à la chasse aux bonifications mais qui avait heurté la roue arrière de son coéquipier de Gan Frédéric Moncassin, que Zabel a pu revêtir la prestigieuse tunique dorée. 

"Je n'oublierai jamais ce moment"

"Ça a tellement bouleversé les plans que j'avais en tête que je n'arrivais plus à faire un sprint correct sur la ligne d'arrivée pour gagner l'étape, parce que je pensais sans arrêt au maillot jaune. Et ensuite, j'ai peu dormi parce que je pensais trop au maillot jaune, et à comment ce serait le lendemain main sur la ligne de départ, portant le jaune. Je n'oublierai jamais ce moment." Un moment furtif donc, qu'il allait de nouveau vivre quatre années plus tard. Deuxième de la troisième étape, derrière Robbie McEwen, il allait encore s'emparer du maillot jaune grâce aux bonifications, avant de l'abandonner le lendemain. Sans regret. "Le maillot jaune a toujours été un rêve. C'était le symbole des héros", raconte-t-il encore, toujours aussi fier. 

Vos réactions doivent respecter nos CGU.