Tour : Voeckler, quand "Ti-Blanc" est devenu "Ti-Jaune"

Tour : Voeckler, quand "Ti-Blanc" est devenu "Ti-Jaune"©Media365

Paul Rouget : publié le samedi 22 août 2020 à 11h16

C'est lors du Tour de France 2004 que Thomas Voeckler est entré dans le cœur des Français, en portant le maillot jaune pendant dix jours. Ce n'était que le début de son histoire d'amour avec la Grande Boucle et le public français...


Thomas Voeckler sera de nouveau présent cette année sur les routes du Tour de France, dont le départ a été reporté au 29 août en raison de la crise sanitaire. Pas comme coureur, puisqu'il a pris sa retraite sportive en 2017, mais en tant que consultant sur la moto de France Télévisions. L'une des nombreuses casquettes de celui qui est devenu en juin 2019 le sélectionneur de l'équipe de France de cyclisme sur route, remplaçant Cyrille Guimard. A 41 ans, Voeckler n'a pas perdu de temps. Un puncheur entré dans le cœur des Français en 2004. Cette année-là, il avait remporté le championnat de France avant de briller sur le Tour, où il a glané un nouveau surnom

"Teigneux, bagarreur et acharné du travail"

Né en Alsace, il a quitté la métropole à 7 ans pour rejoindre la Martinique avec ses parents et son frère. C'est là qu'il a découvert le cyclisme, et où il a été surnommé "Ti-Blanc". "Quand il courait en benjamins à l'EC Lamentinoise ou quand il nous a rejoints, en minimes-cadets, au CC Trinité, il était le seul Blanc et il était tout petit. Déjà, il était teigneux, bagarreur et acharné du travail", témoigne pour Le Parisien son ami Hervé Arcade, ancien coureur antillais. Un "Ti-Blanc" qui va devenir "Ti-Jaune" dans la presse martiniquaise après ses exploits lors de cette Grande Boucle 2004. 

Une immense popularité

S'il ne gagne pas d'étape, il parvient, avec l'équipe Brioches la Boulangère, à se glisser dans une longue échappée victorieuse et à s'emparer du maillot jaune, qu'il portera pendant dix jours. Et il le défendra même face à Lance Armstrong... Une épopée qui lui procure une immense popularité. Mais il va encore faire mieux sous les couleurs d'Europcar. Vainqueur d'étape en 2009 et en 2010, il réussit de nouveau à porter le maillot jaune pendant dix jours en 2011, et ne lâchera qu'à deux jours de l'arrivée sur les Champs-Elysées, où il termine au pied du podium (4e). L'année suivante, il s'adjuge deux étapes, et remporte le maillot à pois du meilleur grimpeur. "90% du peloton ne m'aime pas", estimait-il auprès de L'Equipe cette même année. S'il était bien conscient d'agacer au sein du peloton, Voeckler n'en est pas moins devenu l'un des coureurs français les plus populaires du 21e siècle. 

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