Tour : Lino et la fierté du Maillot jaune

Tour : Lino et la fierté du Maillot jaune©Media365

Paul Rouget : publié le jeudi 27 août 2020 à 15h01

En 1992, Pascal Lino a porté le Maillot jaune pendant onze jours consécutifs. Une véritable fierté pour l'ancien coureur de RMO, même si on ne lui parle souvent "que de ça".


"On ne me parle que de ça au détriment du reste. On oublie souvent que j'ai gagné un Tour de l'avenir, une Coupe de France, que j'ai fait 5ème au général cette année-là." Interrogé par Europe 1 l'an dernier dans le cadre du centenaire du Tour de France, Pascal Lino était revenu sur cette édition 1992 où il a réussi à porter le Maillot jaune pendant onze jours, avant d'échouer au pied du podium. "Mais je suis tout de même très fier d'avoir porté le Maillot jaune pendant onze jours. Aujourd'hui, ça reste un super souvenir", avouait-il néanmoins. 

Il prend le Maillot à Virenque

Qu'il le veuille ou non, ce Tour de France 1992 restera comme le principal fait d'armes d'une carrière débutée en 1988 chez RMO et terminée en 2001 chez Festina. Cette fameuse année 1992, qu'on lui rappelle donc régulièrement, c'est lors de la troisième étape, entre Pau et Bordeaux, qu'il parvient à se glisser dans une échappée d'une dizaine de coureurs, qui va aller au bout avec plusieurs minutes d'avance sur le peloton. Et si c'est le Néerlandais Rob Harmeling qui s'impose en Gironde, Lino, quatrième, s'empare du Maillot jaune au détriment de son coéquipier Richard Virenque, qui découvre le Tour

"Très déçu sur le moment"

"Je suis très déçu sur le moment, parce que c'était surtout la victoire d'étape qui m'intéressait, se souvient-il. Je m'étais dit, le Maillot, c'est bien, mais je vais peut-être le porter une journée, deux journées. Je ne pensais pas à ce moment-là le porter onze jours..." Il réussira à conserver la prestigieuse tunique lors des premières étapes de montagne, et ne la cédera qu'au futur vainqueur, Miguel Indurain, à l'issue de la 13e étape, entre Saint-Gervais et Sestrières. Le coureur des Yvelines se classera finalement cinquième à Paris, à moins de quatre minutes de Gianni Bugno et du podium. Sa belle histoire avec le Tour n'était pas terminée, puisqu'il décrochera cette victoire d'étape qu'il désirait tant l'année suivante à Perpignan.  

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