Tour : L'histoire du maillot vert

Tour : L'histoire du maillot vert©Media365
A lire aussi

Nicolas Kohlhuber : publié le vendredi 07 août 2020 à 21h57

Quand certains coureurs visent le classement général ou le titre de meilleur grimpeur, d'autres ne pensent qu'au maillot vert, dévolu aux meilleurs sprinteurs. Découvrez la place du classement par points dans l'histoire du Tour de France.



Un record du Tour de France pourrait être amélioré lors de l'édition 2020 qui partira de Nice le 29 août : celui du nombre de victoires au classement par points. Peter Sagan va tenter de ramener le maillot vert à Paris pour la huitième fois de sa carrière. L'an passé, avec un septième sacre dans cette catégorie, le Slovaque avait réussi à dépasser Erik Zabel dans l'histoire de la Grande Boucle. Entre 1996 et 2001, le coureur de la Deutsche Telekom avait été le meilleur aux points et avait remporté ce classement six fois d'affilée. Sagan aurait peut-être pu faire mieux s'il n'avait pas mis hors-course du Tour en 2017 après avoir bousculé Mark Cavendish à Vittel dans le sprint final de la troisième étape. Laurent Jalabert en 1995 est le dernier Français a avoir remporté le classement par points. Avec deux victoires, il a fait aussi bien que Jean Graczyk et André Darrigade.

Le maillot vert, chasse gardée des sprinteurs

Mais qu'est-ce qu'il faut faire pour remporter le classement par points du Tour de France et porter le maillot vert ? C'est assez simple, il faut être le plus régulier dans le classement de chaque étapes. C'est pour cette raison que bien souvent, les sprinteurs s'approprient cette épreuve annexe de la Grande Boucle. L'attribution de points sur des sprints intermédiaires y est aussi pour quelque chose. Le barème a évolué au fil des années et aujourd'hui il offre 50 points au vainqueur d'une étape de plat, 30 sur une étape accidentée et 20 pour une victoire en haute-montagne, en contre-la-montre et ou sur les sprints intermédiaires. Les 15 premiers sont récompensées en suivant une répartition dégressive des points. Un format qui a subi quelques ajustements au fil de sa longue histoire.

Le classement par points, un pan entier de l'histoire du Tour de France

Dès 1905 pour la troisième édition du Tour de France, un classement par points est instauré. Mais à l'époque, c'était pour déterminer le classement général et mettre fin aux polémiques du classement au temps des années précédentes. Pendant huit ans, le vainqueur de la Grande Boucle était celui qui a marqué le plus de points selon le barème de l'époque. En 1913, les organisateurs ont fait marche arrière et ont opté pour un retour du classement au temps. Pendant longtemps, les points sont restés en suspens. C'est en 1953 lors de l'édition du 50eme anniversaire que le classement par points a fait son retour. A l'image du Prix de la Montagne, il s'agissait d'un classement annexe. Un statut qu'il a gardé jusqu'à aujourd'hui. Cela fait donc 67 ans qu'un maillot vert est sacré à l'arrivée sur les Champs-Elysées. A l'époque, cette couleur avait été choisi par A la Belle Jardinière, une enseigne de vêtements sur mesure, qui en était le sponsor. Le classement du meilleur sprinteur a multiplié les partenariats depuis, mais seul SIC en 1968 a voulu changer le style de ce maillot distinctif en optant pour le rouge. C'est d'ailleurs la couleur qui avait été choisie de 1971 à 1989 pour le classement des sprints intermédiaires quand ils n'ont plus été pris en compte dans le classement par points. Hormis des changements de barèmes, c'est donc depuis 1989 que les cyclistes qui visent le maillot vert suivent les mêmes règles. Celles qui pourraient permettre à Peter Sagan de rentrer un peu plus dans l'histoire du Tour de France.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.