Tour : Fignon, déjà dix ans

Tour : Fignon, déjà dix ans©Media365

Guillaume MARION : publié le lundi 31 août 2020 à 21h45

Il y a dix ans, le 31 août 2010, Laurent Fignon s'éteignait à 50 ans après s'être battu plus d'un an contre la maladie.



Journée chargée en émotions ce lundi sur le Tour de France. Alors qu'on apprenait dimanche dans la soirée le décès de Régis Forissier, grand réalisateur de l'épreuve, la 3eme étape de cette édition 2020 était également liée à un autre grand nom de la Grande Boucle. En effet, ce 31 août 2020 est une date importante, car cela fait maintenant dix ans que Laurent Fignon a disparu. « L'intello » était alors victime d'un cancer des voies digestives, après plus d'un an de combat contre cette maladie, peu après avoir couvert en tant que consultant son dernier Tour de France. Grand champion du cyclisme français, le Parisien de naissance avait notamment remporté deux fois la Grande Boucle, avec son magnifique doublé en 1983 et 1984. A son palmarès, Fignon comptait également un Tour d'Italie en 1989 et trois victoires sur des Classiques, deux à Milan-San Remo (1988 et 1989) et une sur la Flèche wallonne (1986). Le Français restera aussi dans les mémoires pour avoir perdu le Tour de France 1989 pour une poignée de secondes face à Greg LeMond, lors d'un terrible contre-la-montre durant la dernière étape.

« Sa force ? Avoir horreur de la défaite »

« Sans son problème de tendon d'Achille, il est incontestable qu'il serait aujourd'hui celui qui aurait avec Anquetil et Hinault, les trois plus grand palmarès de tous les temps. (...) Fignon fait partie de ses coureurs qui ont gagné leur premier Tour à 23 ans. Quand on réalise ce type d'exploit, on n'est pas dans la cour des très grands, on est dans la cour des super-grands. La force de Fignon, c'est d'avoir horreur de la défaite. Une défaite, c'est remettre en cause le pouvoir. C'est une blessure au niveau de son ego. Fignon avait une jambe au-dessus de tout le monde dans ce Tour de France 84. En plus, il bat Bernard Hinault qui est l'idole quand même. Fignon ne cherchait pas la popularité pour la popularité. La reconnaissance oui, la popularité non », confiait des années après Cyril Guimard, qui dirigeait alors l'équipe Renault au moment de ses deux victoires, dans un entretien pour le Tour de France.

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