Aurélien Canot, Media365 : publié le mercredi 22 juillet 2026 à 10h06
Après la vague de contrôles antidopage subie par les coureurs de ce Tour de France ces derniers jours, le patron de l'équipe Visma Lease a Bike Richard Plugge garde toujours en travers de la gorge celui de son leader Jonas Vingegaard, contraint ensuite à l'abandon.
Cela restera assurément l'une des grandes questions de ce Tour de France qui devrait sauf surprise donner lieu dimanche prochain à Paris à un nouveau sacre de Tadej Pogacar, déjà double vainqueur sortant. L'abandon de Jonas Vingegaard est-il la conséquence de ce contrôle antidopage survenu le week-end dernier à deux heures du matin ? Cette visite inattendue qui avait grandement perturbé la nuit du Danois, réveillé en plein sommeil et qui avait probablement eu le plus grand mal ensuite à se rendormir. Si tant est qu'il ait réussi à retomber dans les bras de Morphée une fois les contrôleurs partis.
Pour beaucoup de spécialistes, la chute quelques heures plus tard du leader de l'équipe Visma Lease a Bike à la sortie d'un rond-point comme il y en a à la pelle sur la Grande Boucle chaque année, de surcroît dans un virage anodin ne présentant aucune difficulté en théorie n'était évidemment pas étrangère à cette nuit très agitée (et extrêmement courte) de dimanche dernier.
Le coup de gueule de Plugge
Avec du recul, Richard Plugge ne digère d'ailleurs toujours pas ce contrôle survenu en pleine nuit. Au-delà de cet épisode fâcheux et fatal ensuite à son leader, le patron de la formation néerlandaise déplore surtout que tous les ténors ne soient pas logés à la même enseigne. Ainsi, si "Vigo" avait reçu la visite des contrôleurs à peine endormi, son grand rival (Pogacar), lui, avait eu droit à bien davantage de sommeil cette même nuit. "D'un autre côté, il faudrait aussi prendre les autres candidats au classement général et leur appliquer les mêmes règles strictes, disons le top 10, dans le même timing", peste Plugge, qui a tenté d'avoir la réponse auprès de l'agence internationale de contrôle (ITA) en question, tout en lui passant un message.
"Chaque concurrent au podium devrait avoir le même traitement"
"Pouvez-vous expliquer pourquoi un traitement différent? Pourquoi un seul coureur contrôlé à 2 heures, apparemment un autre à 5 heures, et pourquoi pas le reste du top 10 ? Car si vous voulez sauvegarder l'intégrité du sport, chaque concurrent au podium devrait avoir le même traitement", a demandé le Néerlandais, les malheurs de Vingegaard toujours en travers de la gorge. "C'est certain que cela n'a pas du tout été bénéfique". "Je ne peux pas rejeter la faute là-dessus car c'est le risque lors d'une course cycliste", ajoute néanmoins le dirigeant.














