Aurélien Canot, Media365 : publié le lundi 20 juillet 2026 à 12h17
Contraint à l'abandon dimanche après avoir chuté dans un virage peu de temps après avoir subi un contrôle antidopage en pleine nuit à son hôtel, Jonas Vingegaard s'est exprimé pour la première fois ce lundi, au micro d'une chaîné de télévision de son pays. Le Danois ne veut pas penser que cette visite nocturne soit liée à son malheur mais n'est pas loin de l'imaginer néanmoins.
Jonas Vingegaard ne s'était pas encore exprimé depuis son abandon de dimanche au cours de la 15e étape du Tour de France. Peu de temps après avoir reçu la visite en pleine nuit des contrôleurs antidopage, le Danois, par manque de vigilance et ou de lucidité ou de simple malchance (les images semblent démontré que le leader de l'équipe Visma Lease a Bike a effleuré un petit pavé présent sur la chaussée avant de voir sa roue avant se dérober), avait été contraint de jeter l'éponge suite à une chute survenue dans un rond-point à la sortie d'un virage.
Une mésaventure sur laquelle le vainqueur du dernier Giro, 2e du classement général au moment de devoir mettre pied à terre sur fracture de la clavicule droite, est revenu pour la première fois ce lundi, au micro de la chaîne de télévision danoise TV2 Sport.
"Vigo", qui dit aller "étonnamment bien" ("pour me vider la tête, j'ai tout de suite parlé avec ma famille, c'était le plus important pour moi") même s'il a "un peu mal" ("je peux clairement le sentir. On m'a donné des antidouleurs, donc ça va, c'est en fait assez supportable"), regrette évidemment de s'être retrouvé hors-course de cette façon, conscient néanmoins de cette règle du jeu qui peut s'avérer terriblement cruelle parfois.
Vingegaard : "Le contrôle antidopage ? Cela n'a certainement rien arrangé..."
"C'est évidemment très décevant pour nous de sortir de cette façon et que le Tour se termine ainsi, mais c'est aussi ça le cyclisme parfois (...) Quitter le Tour de France ainsi est évidemment super énervant et nous sommes tous très déçus. Heureusement, dans notre malheur, ce n'est qu'une fracture de la clavicule", confie Vingegaard, sans cacher que si ce contrôle de la nuit précédente à deux heures du matin pour lui et 5h00 pour Tadej Pogacar qui a fait tant parler n'est pas directement à l'origine de sa chute (et donc de son abandon), il n'y est pas totalement étranger pour autant.
"Il est clair que cela n'a certainement rien arrangé. Mais de là à dire que c'est la cause, je ne me risquerai pas à le prédire. Je ne veux pas rejeter la faute là-dessus, c'est la course." De la même façon, le Danois ne tient pas à jeter la pierre sur cette moto, qui se trouvait devant le peloton à la sortie de ce rond-point, et n'est peut-être pas irréprochable sur le coup, à en croire de nombreux coureurs.
"Vigo" est déjà passé à autre chose...
"Elle a peut-être commis une erreur, mais nous ne pouvons pas nous reposer uniquement sur elles. Nous devons utiliser notre propre jugement. Les humains font des erreurs, c'est comme ça et nous ne pouvons plus rien y changer maintenant", estime le double vainqueur de la Grande Boucle, déjà passé à autre chose à l'entendre.
"Ça ne sert à rien de baisser la tête, cela ne ferait qu'empirer les choses. Je rentre chez moi et je vais me faire opérer de la clavicule pour que tout rentre dans l'ordre".












