Tour de France : Uran n'avait jamais rien vu de tel

Tour de France : Uran n'avait jamais rien vu de tel©Panoramic, Media365

Aurélien CANOT, Media365, publié le lundi 08 août 2022 à 12h42

Vingt-sixième du dernier Tour de France, qui a marqué l'avènement de Jonas Vingegaard, Rigoberto Uran avoue ce lundi dans Marca qu'il n'avait jamais vécu pareille Grande Boucle depuis qu'il participe à l'événement. Le Danois et son grand rival Tadej Pogacar n'y sont pas étrangers. La forte chaleur non plus.


Pas de repos (ou très peu) pour Rigoberto Uran (35 ans). Son neuvième Tour de France à peine achevé - sur une 26eme place, à près de deux heures du vainqueur (1h48) - le Colombien va repartir pour un Grand Tour, puisqu'il fera partie le 19 août prochain des coureurs qui se présenteront sur la ligne de départ du Tour d'Espagne (19 août au 11 septembre). D'ici là, le grimpeur de l'équipe EF Education-EasyPost) aura probablement évacué les trois semaines qu'il a vécue sur les routes danoises, suisses et françaises le mois dernier à l'occasion de cette Grande Boucle qui a marqué l'avènement de Jonas Vingegaard. Uran, encore sous le choc à l'entendre, avoue qu'il n'avait jamais connu pareil Tour de France. Il n'a d'ailleurs pas été surpris d'apprendre que cela avait été le plus rapide de l'histoire. "Je suis coureur pro depuis plus de 15 ans et je n'avais jamais rien vu de tel. C'est comme s'il y avait eu plusieurs Tours en un seul. C'était très dur, très exigeant", reconnaît dans Marca le deuxième du Tour 2017.

Uran : "Ces jeunes sont fous !"

Pour Uran, les fortes chaleurs, le Covid ainsi que le duel en très haute altitude que se sont livré Vingegaard et le double vainqueur sortant Tadej Pogacar expliquent en partie pourquoi il y aura désormais à ses yeux ce Tour 2022 et les autres. "La chaleur a joué un grand rôle, le Covid aussi. On a vu des équipes réduites à trois unités avec les blessures, le rythme aussi était très dur. Et il y a eu plusieurs courses en une. Avec d'un côté Vingegaard et Pogacar qui étaient sur une autre planète, et le reste (du peloton)." Uran ne cache pas qu'il voit en le Danois et en le Slovène deux extra-terrestres, au-delà de deux champions d'une précocité rare. "Maintenant, les jeunes arrivent à vingt ans et remportent le Tour, ils sont fous !", confie le Colombien, pas certain pour autant qu'ils puissent confirmer sur la durée. "Ca, je n'en ai aucune idée".

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