Aurélien Canot, Media365 : publié le lundi 13 juillet 2026 à 14h36
Ce lundi, lors d'une première journée de repos qu'il attendait avec impatience, le champion de France Romain Grégoire (Groupama-FDJ United) a expliqué ce qui l'avait amené à craquer jeudi dernier après l'arrivée de la 6e étape, qu'il avait finie en larmes. Sans toutefois comprendre réellement pourquoi avec du recul.
Cela avait été assurément l'une des images fortes de la 6e étape de ce Tour de France, jeudi dernier entre Pau et Gavarnie-Gèdre. Tandis que Tadej Pogacar avait donné l'impression ce jour-là de déjà écraser la course en signant sa victoire la plus large depuis qu'il participe à la Grande Boucle, Romain Grégoire (Groupama-FDJ United), qui avait vécu un véritable calvaire sur ce tracé ayant notamment réservé aux coureurs l'ascension du terrible col du Tourmalet - la deuxième la plus haute de cette édition - avait terminé très loin du double vainqueur sortant, exténué et au plus mal. Au point d'exploser en larmes après avoir passé la ligne d'arrivée.
Le jeune Franc-Comtois de 23 ans est revenu en marge de la première journée de repos, ce lundi dans le Cantal, qu'il attendait impatiemment après une semaine très compliquée pour lui ("Après mardi, ça n'allait pas du tout, j'ai eu un vrai trou de forme de mercredi à vendredi (...) Le repos va faire vraiment du bien"), sur ce qui l'avait amené à s'effondrer de la sorte.
"Ce sont peut-être des larmes d'un corps qui ne peut pas se retenir, parce qu'à un moment, j'étais à bout de forces. J'ai tout donné dans cette étape pour la finir, tout simplement, et le corps m'a lâché", relate auprès de RMC Sport le champion de France, encore premier étonné d'ailleurs après-coup de s'être mis dans cet état.
Grégoire rêve de briller lors de l'étape du 14 juillet puis vendredi chez lui...
"Je pédalais avec tout ce que j'avais, mais je n'avais plus de force nulle part dans le corps, donc il y a eu des larmes. Je ne sais même pas pourquoi, c'est juste que je ne pouvais plus contrôler ce que j'étais en train de faire. J'avais juste besoin de m'asseoir, de rester un moment seul avec moi-même."
Le vainqueur cette saison de la Faune Drôme Classic assure néanmoins qu'il n'a jamais eu en tête de jeter l'éponge. "Je n'ai pas l'habitude d'abandonner, ça ne m'a même pas traversé l'esprit, mais c'est vrai qu'il a fallu se battre".
Comme tout Français, mais peut-être davantage encore avec le maillot bleu, blanc, rouge sur les épaules, il envisage qui plus est de se montrer lors de l'étape du 14 juillet ("pourquoi pas prendre l'échappée pour me projeter à l'avant et essayer de voir ce que ça donne malgré le final difficile").
Dans le meilleur des mondes, il rêve également, et surtout, de briller sur ses routes d'entraînement devant les siens, vendredi lors de la 13e étape. "Il y aura toute la famille, tous les copains qui seront là, ça motive." En espérant de nouvelles larmes, mais de joie cette fois.











