Tour de France : Seixas a-t-il bénéficié d'un traitement de faveur ?

Tour de France : Seixas a-t-il bénéficié d'un traitement de faveur ?©Icon Sport, Media365
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Aurélien Canot, Media365 : publié le mercredi 22 juillet 2026 à 09h30

Matej Mohoric est très en colère après la vague de contrôles antidopage qui a déferlé sur le peloton du Tour de France ces derniers jours. Le Slovène estime que Paul Seixas a bénéficié d'un traitement de faveur. "Il n'a pas subi ce contrôle", fulmine le coureur de l'équipe Bahrain-Victorious.

Paul Seixas (19 ans) a-t-il été logé à la même enseigne que les autres coureurs, ces derniers jours lors de la vague de contrôles antidopage qui a déferlé sur le peloton du Tour de France, dans la nuit pour certains, tard dans la soirée ou tôt dans la matinée pour d'autres ? Pour Matej Mohoric (31 ans), très remonté, la question est clairement non. Le Slovène assure que le prodige français a bénéficié d'un traitement de faveur lors de cet épisode qui a pratiquement concerné toutes les équipes lundi lors de la deuxième et dernière journée de repos de cette 113e Grande Boucle. Le coureur de l'équipe Bahrain-Victorious le déplore.

"Il serait bon d'établir certaines limites humaines ou, du moins, de garantir une égalité de traitement pour tous. Nous savons en effet que ce coureur français, bien placé au classement général, n'a pas subi ce contrôle", peste dans les colonnes du journal Sportal le vainqueur de Milan - San Remo en 2022, sans toutefois citer le nom du phénomène de l'équipe Decathlon CMA CGM. Mohoric aurait bien aimé que la formation française et en particulier le Lyonnais goûtent eux aussi, et comme cela avait notamment été le cas lundi des Bahraïnis et d'un autre Français Lenny Martinez, à un réveil à 5h00 du matin, comme le maillot jaune Tadej Pogacar dimanche, et ce à 24 heures d'un rendez-vous aussi important et énergivore qu'un contre-la-montre individuel.

Mohoric : "Nous payons pour le passé"

"Pour nous, c'est un peu pénible: cela nous prive de repos et consomme beaucoup d'énergie. J'ai moi-même subi un contrôle à 5 heures du matin, c'est pratiquement le milieu de la nuit pour nous, car nous nous couchons à minuit et que nous prenons le petit-déjeuner à 10 heures." Le 31e du Tour il y a cinq ans est d'autant plus amer après ces dernières heures très agitées qu'il sait très exactement ce que cachent tous ces contrôles.

"L'agence chargée des contrôles dispose d'un budget assez conséquent et doit, d'une manière ou d'une autre, le justifier (...) Il s'agit d'une activité commerciale : ils doivent prouver qu'ils travaillent et veillent à ce que le sport reste propre et équitable. Nous payons pour le passé du cyclisme."

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