Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le samedi 13 juin 2026 à 10h46
Christian Prudhomme va diriger son 20e Tour de France cet été. Combien lui en reste-t-il encore ?
Alors que les fans de ballon rond se régalent depuis 2 jours et s'en mettent plein les yeux avec la Coupe du monde, les passionnés de vélo doivent encore patienter un peu pour vibrer devant les étapes de la plus grande course du monde. Le Tour de France s'élancera, de Barcelone, le 4 juillet. Allez, encore 3 semaines à attendre pour le coup d'envoi de la Grande Boucle, qui s'achèvera cette année le 26 juillet sur les Champs-Élysées.
Tadej Pogacar visera un 5e sacre, ce qui lui, permettrait d'égaler le nombre record de victoires détenu par Eddy Merckx, Bernard Hinault, Jacques Anquetil et Miguel Indurain. Christian Prudhomme, lui, va diriger le Tour pour la 20e fois. L'ancien journaliste sportif avait en effet succédé à Jean-Marie Leblanc le 1er février 2007, après avoir été son adjoint durant 3 ans. Âgé de 65 ans, le natif de Paris ne dirigera pas éternellement la Grande Boucle.
« Je ne veux pas partir tout de suite, mais je ne vais pas m'accrocher pour rien »
Prudhomme a été interrogé, par Sud-Ouest, sur son avenir à la tête de la plus fameuse course mondiale, et voici ce qu'il a répondu à nos confrères : « J'en ai plus derrière moi que devant moi, c'est une certitude. Je ne veux pas partir tout de suite, mais je ne vais pas m'accrocher pour rien. Mon âge n'est en rien rédhibitoire vis-à-vis des élus. »
« En revanche, la différence d'âge se creuse avec les champions. Au début, certains coureurs m'avaient connu journaliste. Puis j'en ai vu grandir (Bardet, Pinot, Alaphilippe...). Et là, on a un jeune Français qui avait 4 mois quand je suis devenu directeur du Tour, donc bon... », a-t-il ajouté en évoquant Paul Seixas, le jeune phénomène tricolore qui prendra part à son premier Tour de France cet été .
Prudhomme a un nom en tête pour lui succéder
Christian Prudhome avoue ne pas connaître son successeur. « En revanche, j'ai un nom en tête. À défaut de penser à la date précise de mon départ, je pense à la transmission, bien évidemment, parce que j'aime viscéralement le Tour », glisse le sexagénaire. « Pour diriger le Tour, il faut être prêt à passer du temps avec les gens et il faut que les gens s'en rendent compte. On ne peut pas entendre : "il est venu, il ne nous a même pas serré la main, il ne nous a pas parlé." Mon prédécesseur, Jean-Marie Leblanc, disait : "le Tour doit être aimé". Ça, c'est ancré chez moi. Dans ma tête, mon successeur ne sera pas quelqu'un du marketing, j'espère que je serai écouté. Parce qu'une chose est certaine : quand je ne serai plus là, j'aurai encore envie que ça marche ! »













