Tour de France : Pourquoi deux étapes de sprint ce week-end

Tour de France : Pourquoi deux étapes de sprint ce week-end ©Icon Sport, Media365
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Emmanuel LANGELLIER, Media365 : publié le dimanche 13 juillet 2025 à 08h52

Le directeur de course du Tour de France, Thierry Gouvenou, a expliqué pourquoi l'épreuve enchaîne deux étapes de sprint ce week-end.

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Samedi, la 8e étape du Tour de France, disputée sur 171,4 kilomètres entre Saint-Méen-le-Grand et Laval, n'a pas été animée par Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard, Remco Evenepoel, Mathieu van der Poel ou Kévin Vauquelin. 3e du classement général, le Français ne s'est pas illustré au contraire de ses compatriotes Mattéo Vercher et Mathieu Burgaudeau qui se sont échappés ensemble avant d'être repris à 10 kilomètres de l'arrivée. Deux éléments élus coureurs combatifs du jour, une première depuis 2016 . Et, comme cela était attendu, l'étape s'est réglée au sprint. Jonathan Milan s'est montré le plus fort sur la ligne d'arrivée en Mayenne . L'Italien remettra-t-il ça dimanche ? C'est fort possible. On verra en tout cas encore la victoire d'un sprinteur, sauf coup de théâtre, à Châteuroux, terme d'un tracé partant de Chinon (174,1 km).

Gouvenou : « Les aléas de la topographie française »

Les téléspectateurs goûtent peut-être peu d'assister à deux étapes se concluant au sprint durant le week-end. Le directeur de course de la Grande Boucle, qui avait dénoncé les fumigènes présents au bord des routes lors des premiers jours , s'en est justifié. « Ce n'est peut-être pas idéal de proposer des étapes de sprinteurs le week-end mais après, ce sont les aléas de la topographie française, a expliqué Thierry Gouvenou. On veut rejoindre le Massif Central et entre la Bretagne et le Massif Central, il n'y a pas de côte. On n'allait pas faire un saut de puce en avion pour éviter ces régions. » Alors que Tadej Pogacar, le grand favori cette année, a déjà raflé une 2e victoire vendredi et que la montagne n'est pas encore là, Gouvenou a souligné que « l'objectif n'est pas de faire 21 étapes super dures. Il y a des moments où il faut baisser la pression, peut-être un peu ralentir. Ces deux étapes seront certainement bienvenues dans le peloton, qui commence à être bien fatigué. »

Pas de repos lundi

L'an passé, l'ancien coureur avait pointé ces étapes de plaine où le comportement du peloton est de plus en plus stéréotypé. « J'avais tracé une première semaine avec moins d'arrivées massives parce que ce sont les étapes les plus compliquées. Souvent, il ne se passe rien et elles sont très monotones, et à l'arrivée il y a de grosses chutes, souvent à cause du comportement des coureurs », a glissé Thierry Gouvenou. Lundi, c'est normalement jour de repos mais cette année, cela tombe le 14 juillet alors les coureurs encore en course auront droit à une étape en ce jour de fête nationale française. Ce sera une étape accidentée et compliquée dans le parc naturel des Volcans d'Auvergne .

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